NOUVELLES
29/05/2015 11:15 EDT | Actualisé 29/05/2016 01:12 EDT

Le Wildrose veut mettre au pas l'Assemblée législative

L'opposition officielle propose douze recommandations pour réglementer le travail des députés que le parti estime être choquant.

Un texte de Tiphanie Roquette

Selon les calculs du Wildrose, les députés de l'Alberta ont siégé seulement 42 jours en 2014, bien en dessous de la durée de session des députés de la Colombie-Britannique (65 jours), de la Saskatchewan (71 jours) et de l'Ontario (77 jours).

« Venant d'Ottawa, j'ai été choqué, vraiment choqué à quel point le processus démocratique fonctionne mal en Alberta, » a expliqué le chef du Wildrose et ancien député fédéral Brian Jean.

Le Wildrose propose d'établir des périodes et des heures de session fixes et de limiter au maximum les sessions nocturnes. L'opposition officielle veut aussi imposer une limite de 35 secondes pour poser des questions pendant la période de questions.

Le chef du parti suggère aussi que le processus démocratique de l'Alberta est laissé aux mains trop souvent du parti majoritaire au pouvoir. Il propose que tous les projets de loi soient envoyés en comité et que ces derniers soient remplacés par huit entités plus petites qui se concentrent sur le travail des députés. Les comités auraient aussi la possibilité d'appeler des témoins et de recevoir des experts sur certaines questions.

« Les projets de loi voient à peine le jour qu'ils passent au travers du processus législatif en quelques heures, pas en quelques jours ou semaines ou mois, mais en quelques heures. Les membres du public n'ont jamais l'occasion de participer, » a indiqué Brian Jean.

M. Jean souhaite également diminuer la proportion de membres du parti au pouvoir dans les comités pour éviter que le ou la première ministre puisse changer les décisions du comité. L'ancien premier ministre Jim Prentice avait ainsi infirmé la décision d'un comité de l'Assemblée législative de redonner de l'argent au Bureau du vérificateur général.

Le parti souhaite également faciliter son travail en instaurant des journées d'opposition, une pour chaque douze jours de session. Le Wildrose demande aussi un bureau au sein des bâtiments de l'Assemblée.