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29/05/2015 07:16 EDT | Actualisé 29/05/2016 01:12 EDT

L’avenir de l’utilisation énergétique de la biomasse

L'avenir est-il à la biomasse forestière comme produit de remplacement aux carburants fossiles? L'expérience démontre que rien n'est encore gagné à ce chapitre, même dans une région forestière comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

À preuve, deux expériences d'utilisation de la biomasse forestière pour le chauffage d'édifices, une réussite et un échec.

D'abord la réussite, soit l'expérience menée depuis la fin des années 80 à l'hôpital de Jonquière : chaque année, la chaufferie brûle 6000 tonnes de copeaux, soit l'équivalent d'un camion toutes les deux semaines.

Un choix que ne regrette pas la direction de l'établissement, qui estime économiser ainsi plusieurs milliers de dollars par année, sans compter le gain environnemental.

Malgré tout, certaines expériences ont échoué. Comme celle menée dans un autre hôpital, celui de Roberval.

Le bâtiment a été chauffé pendant trois ans à la biomasse avant que la direction ne décide de revenir au gaz naturel, moins écologique, certes, mais aussi moins coûteux.

C'est d'ailleurs le problème avec ce type d'approvisionnement dont la disponibilité et le coût dépendent de la santé de l'industrie forestière, soumise ces dernières années aux aléas des marchés. Fermetures de scieries, réductions de production et transferts d'approvisionnements sont tous des éléments qui ont un effet important sur l'intérêt de ce type de chauffage.

L'industrie forestière estime pourtant que, de plus en plus, la vente de ses résidus de production pour le chauffage constitue un élément important de sa rentabilité.