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29/05/2015 07:00 EDT | Actualisé 29/05/2016 01:12 EDT

Irak: environ 85.000 personnes ont fui Ramadi depuis la mi-mai (ONU)

Environ 85.000 personnes ont fui depuis la mi-mai la ville irakienne de Ramadi (ouest), tombée aux mains du groupe Etat islamique (EI), a indiqué vendredi l'ONU, qui a appelé les autorités irakiennes à laisser les déplacés circuler librement.

Il y a une semaine, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait estimé à environ 55.000 le nombre de personnes ayant quitté Ramadi depuis le 15 mai.

La prise de Ramadi, chef-lieu de la province d'Al-Anbar (la plus grande province d'Irak), le 17 mai par les jihadistes est l'une des victoires majeures de l'EI depuis son offensive en Irak en juin 2014.

Déterminée à reprendre Ramadi, l'armée irakienne soutenue par des milices chiites tentait cette semaine d'encercler la ville sunnite avant d'y donner l'assaut.

Selon un porte-parole du HCR, William Spindler, "environ 85.000 personnes ont fui la dernière escalade de violences à Ramadi et ses environs depuis le 15 mai".

"La grande majorité de cette dernière vague de déplacés -- environ 85% -- est restée dans la province d'Al-Anbar", a-t-il ajouté.

D'autres tentaient de se rendre dans différentes régions de l'Irak, notamment à Bagdad. Mais selon le HCR, tous n'y parviennent pas car les autorités exigent que les déplacés souhaitant venir dans la capitale irakienne prouvent qu'ils connaissent quelqu'un sur place.

Le HCR demande donc aux autorités irakiennes de laisser les déplacés circuler librement.

Beaucoup des déplacés manquent par ailleurs d'abris, alors que les températures sont déjà très chaudes (plus de 40 degrés Celsius) bien que l'été ne soit pas encore arrivé.

Des dizaines de milliers de personnes avaient déjà fui la zone de Ramadi ces derniers mois lors de précédentes périodes de violences, notamment au moment d'une offensive de l'EI en avril.

Les récents déplacements portent à 180.000 le nombre de personnes ayant fui Ramadi depuis début avril, selon le HCR.

L'EI contrôle la majorité de la province d'Al-Anbar où il s'est implanté depuis janvier 2014, cinq mois avant l'offensive fulgurante qui lui a permis de s'emparer d'autres vastes régions à l'est et au nord de Bagdad.

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