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29/05/2015 08:10 EDT | Actualisé 29/05/2016 01:12 EDT

Gazprom entame une nouvelle procédure arbitrale contre l'Ukraine

Le géant russe du gaz Gazprom a annoncé vendredi son intention de déposer un nouveau recours contre l'Ukraine devant une cour d'arbitrage internationale, portant sur 8,2 milliards de dollars.

Cette procédure visant l'opérateur gazier ukrainien Naftogaz devant la cour de Stockholm concerne des pénalités dues au cas où il ne consommerait pas un volume minimum prévu par le contrat, a précisé Gazprom dans un communiqué, reprenant des propos de son patron Alexeï Miller dans une réunion à Belgrade.

Dans un communiqué, Naftogaz a dit "saluer" ces nouvelles poursuites. "L'arbitrage est un moyen civilisé de régler les contentieux lorsque les parties ne peuvent se mettre d'accord par des négociations", a expliqué Andriï Kolobev.

Gazprom et Naftogaz sont engagés dans un bras de fer depuis l'arrivée au pouvoir de prooccidentaux au pouvoir en Ukraine début 2014. Moscou a augmenté le prix du gaz vendu à Kiev qui refuse de payer et ce conflit inquiète l'Union européenne, environ 15% du gaz consommé en Europe transitant par le territoire ukrainien.

Le groupe russe a déjà attaqué en juin 2014 son concurrent ukrainien devant la cour d'arbitrage de Stockholm concernant la dette gazière de l'Ukraine, pour 4,5 milliards de dollars. Naftogaz avait aussitôt répondu par l'ouverture d'une autre procédure pour des versements indus de six milliards de dollars.

Aucune décision n'est cependant attendue avant fin 2016 et après environ six mois d'interruption totale, les livraisons de gaz russe s'effectuent au compte-gouttes en vertu d'un accord provisoire pour l'instant valide jusqu'à fin juin.

Vendredi, Gazprom a évalué la dette gazière totale de l'Ukraine à 29,5 milliards de dollars : "Cette somme inclut la dette concernant les livraisons de gaz, les pénalités (pour les volumes non consommés mais prévus dans le contrat, ndlr) ainsi que les livraisons de gaz au Donbass", zone de l'est de l'Ukraine contrôlée par les séparatistes prorusses directement alimentée depuis février par Gazprom.

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