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29/05/2015 06:06 EDT | Actualisé 29/05/2016 01:12 EDT

Fifa - Blatter: "On n'en serait pas là si d'autres pays avaient eu 2018 et 2022..."

Joseph Blatter, président d'une Fifa en plein scandale de corruption, a estimé vendredi que le climat autour de son instance n'en "serait pas là" si les Coupes du monde 2018 et 2022 avaient été attribuées à d'autres pays que la Russie et le Qatar.

"Si le 2 décembre 2010, deux autres pays avaient été désignés organisateurs des Coupes du monde 2018 (Russie) et 2022 (Qatar), je pense qu'on n'en serait pas là aujourd'hui", a expliqué "Sepp", sous-entendant que ces nominations ont provoqué la colère de l'Angleterre, candidate déçue de 2018, et des Etats-Unis, frustrés de ne pas avoir été retenus pour 2022.

Le coup de filet qui a conduit à l'interpellation de sept responsables de la Fifa dans un hôtel de luxe de Zurich a été orchestré par la justice américaine.

L'Angleterre, par la voix de son personnel politique, sa fédération ou encore sa presse, est farouchement opposée à Blatter, 79 ans, qui brigue un 5e mandat, face au Prince Ali de Jordanie, son challenger de 39 ans.

Le Premier ministre britannique David Cameron et son ministre de la Culture et des Sports John Whittingdale ont soutenu jeudi au parlement la position de la Fédération anglaise (FA) en appelant au remplacement de Blatter à la tête de la Fifa.

La presse anglaise a titré cette semaine "Tu tues le jeu" ou encore "Donne nous la Coupe du monde 2018" en s'adressant à Blatter.

pgr/adc