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29/05/2015 08:42 EDT | Actualisé 29/05/2016 01:12 EDT

Burundi: les élections se dérouleront "dans de très bonnes conditions" (ministre Intérieur)

Les élections législatives et communales au Burundi, prévues le 5 juin alors que le pays connait une grave crise politique, se dérouleront "dans de très bonnes conditions", a assuré vendredi le ministre de l'Intérieur, Edouard Nduwimana, qui a dit "regretter" le retrait de l'Eglise catholique et de l'UE de ce processus électoral.

"Il n'y a aucun processus électoral qui ne connaisse pas d'aléas, au Burundi ou dans d'autres pays. Nous regrettons que certains partenaires se retirent du processus, dix jours à peine avant qu'on aille aux scrutins législatif et communal", a déclaré à l'AFP M. Nduwimana.

"Nous voudrions assurer que, malgré ce retrait, les élections vont se dérouler dans de très bonnes conditions. (...) Ce n'est pas parce que l'UE se retire, ce n'est pas parce que l'Eglise retire ses prêtres que les élections ne doivent pas bien se dérouler", a-t-il estimé.

"Ce n'est pas la seule UE qui a la qualité d'observateur", a-t-il souligné, appelant les autres partenaires du Burundi à "s'organiser pour venir observer les élections".

"Le peuple burundais a soif de ces élections et nous devons tout mettre en oeuvre pour qu'elles se déroulent dans de bonnes conditions", a conclu le ministre.

Le Burundi est plongé depuis un mois dans une grave crise politique, avec des manifestations quotidiennes pour contester la candidature du président Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, à un troisième mandat à l'élection présidentielle du 26 juin.

Des élections législatives et communales, déjà repoussées de dix jours sous la pression de la communauté internationale, sont prévues le 5 juin, suivies du scrutin présidentiel le 26 juin, puis des sénatoriales le 17 juillet.

L'Eglise catholique a annoncé jeudi son retrait du processus électoral et l'UE a suspendu sa mission d'observation, jugeant que les conditions actuelles "ne permettent pas la tenue d'élections crédibles".

Mercredi, l'opposition avait jugé "impossible" la tenue des élections en raison du "désordre" et de l'insécurité dans le pays, appelant la communauté internationale à ne pas "cautionner" un "hold-up électoral" au risque d'"une prévisible guerre civile".

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