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25/05/2015 12:02 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

Une Emiratie, accusée de terrorisme, jugée responsable de ses actes (rapport médical)

Une Emiratie, accusée d'avoir tué une enseignante américaine avec un couteau de cuisine en s'inspirant de groupes jihadistes, a été jugée responsable de ses actes, selon un rapport médical présenté lundi à son procès à Abou Dhabi.

Lors d'une audience le 6 avril, Alaa Al Hashemi avait affirmé être "possédée" par des "esprits maléfiques" et souffrir d'une "maladie mentale", ce qui avait poussé la Cour de sûreté de l'Etat qui la juge à ordonner des tests psychiatriques.

La presse internationale n'est pas autorisée à assister au procès qui s'est ouvert le 23 mars. Rapportant l'audience de lundi, la version en ligne du quotidien The National a donné des précisions sur le rapport médical présenté au tribunal.

"Le résumé du rapport affirme que l'accusée est responsable de ses actes, qu'elle était consciente et avait la volonté de commettre le crime", a dit le juge Falah Al Hajeri.

L'accusée, en larmes, a rétorqué: "Les médecins ne sont restés avec moi que dix minutes. Ce qu'ils disent n'est pas vrai". Elle a réaffirmé agir parfois sans réaliser la portée de ses actes.

"Son esprit est traversé de pensées terroristes", a pour sa part affirmé un représentant du procureur général.

Alaa Al Hashemi, 30 ans, est accusée d'avoir poignardé à mort une enseignante américaine, Ibolya Ryan, 47 ans, le 1er décembre 2014 dans les toilettes d'un centre commercial d'Abou Dhabi, avant de placer une bombe artisanale, qui n'a pas explosé, devant le domicile d'un médecin américain, un musulman d'origine égyptienne.

Elle avait été appréhendée en moins de 48 heures. Les autorités avaient alors affirmé qu'il pourrait s'agir d'une louve solitaire, menant de sa propre initiative des actes inspirés par la propagande jihadiste.

Déférée devant la Cour de sûreté de l'Etat le 1er mars pour meurtre et tentative de meurtre, elle est accusée d'avoir commis "des actes terroristes", fait la promotion de groupes jihadistes et envoyé des fonds à Al-Qaïda au Yémen.

ras/feb