NOUVELLES
25/05/2015 07:10 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

Syrie: Au moins 15 raids de l'aviation du régime sur Palmyre (ONG)

L'aviation syrienne a mené lundi d'intenses raids sur la ville antique de Palmyre et sa banlieue, prise jeudi par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), faisant au moins 4 tués civils, selon une ONG.

"Depuis ce matin, l'aviation du régime a mené 15 raids sur Palmyre et sa banlieue. Il s'agit des raids les plus intenses depuis la prise de la ville", a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Il y a au moins quatre morts parmi les civils et des dizaines de blessés et c'est sur qu'il y a aussi des morts parmi les jihadistes de Daech (acronyme arabe de l'EI) lors du bombardement du bâtiment de la sécurité militaire", a-t-il ajouté

Les raids ont visé plusieurs endroits de la ville, connue en arabe sous le nom de Tadmor, notamment les secteurs de l'hôpital national et dans celui près du permimètre où se se trouvent les antiquités gréco-romaines."

Une source militaire syrienne a confirmé ces raids. "Les opérations militaires y compris les raids aériens, se poursuivent dans le périmètre de la localité al-Sokhna, de Tadmor, des champs d'al-Hel et Arak et toutes les routes qui conduisent vers Tadmor. Nous poursuivons Daëch où qu'ils soient", a-t-elle dit à l'AFP.

Le groupe Etat islamique (EI) a exécuté au moins 217 personnes, dont des civils, depuis qu'il s'est emparé il y a neuf jours d'une partie de la province syrienne de Homs qui inclut Palmyre, a rapporté dimanche l'OSDH.

Cette ONG a affirmé détenir des preuves de l'exécution de 67 civils, dont des enfants, et de 150 membres des forces syriennes par des jihadistes de l'EI dans plusieurs endroits de la province de Homs depuis le 16 mai.

Cependant, le quotidien al-Watan, proche du pouvoir, citant des habitants, a affirmé que 450 civils, en majorité des femmes et des enfants, avaient été tués par l'EI dans le "massacre" à Palmyre.

Selon le journal, ils ont tué samedi plus de 250 civils en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées et dimanche ils en ont exécuté 200 autres en les égorgeant. Parmi les victimes figurent des fonctionnaires, des médecins et des infirmières, dont une directrice de l'hôpital de Palmyre.

Par ailleurs, le directeur syrien des antiquités, Maamoun Abdelkarim, a indiqué que trois fonctionnaires de son service avaient été blessés par balles en sortant à bord de deux camions, une centaine de pièces du musée de Palmyre, le jour de l'entrée de l'EI dans la ville.

"Au total 1.000 pièces sont sorties progressivement du musée, si nous avons 15 jours de plus nous aurions pu évacuer les 18 sarcophages pesant plusieurs tonnes restés au musée", a-t-il dit à l'AFP.

lar-sah/sk/hj