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25/05/2015 11:51 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

Soudan du Sud: les forces gouvernementales affirment contrôler la ville-clé de Malakal

L'armée sud-soudanaise a affirmé lundi avoir repris le plein contrôle de la ville stratégique de Malakal, capitale de l'Etat pétrolier du Haut-Nil (nord-est) visée par une offensive rebelle depuis mi-mai.

Selon le porte-parole de l'armée Philip Aguer, qui s'exprimait depuis la capitale Juba devant la presse, les forces gouvernementales contrôlent entièrement Malakal depuis lundi matin. Il a assuré que les "forces ennemies avaient été complètement détruites".

Aucune réaction des forces rebelles n'était disponible dans l'immédiat.

L'offensive des rebelles sur Malakal il y a dix jours faisait elle-même suite à une opération lancée fin avril dans la région par les forces rangées derrière le président Salva Kiir.

Le contrôle de l'Etat du Haut-Nil, théâtre de combats parmi les plus féroces depuis le début de la guerre civile sud-soudanaise en décembre 2013, est ultra-stratégique: ses puits de pétrole sont les derniers encore opérationnels dans le pays, et essentiels pour la survie d'une économie nationale au bord du gouffre.

Malakal a déjà changé de mains plusieurs fois depuis le début de la guerre civile au Soudan du Sud et avait été en grande partie détruite par les précédents combats.

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de deux millions déplacées par le conflit qui divise depuis 17 mois le plus jeune Etat de la planète, indépendant du Soudan depuis seulement 2011.

Les combats avaient éclaté en décembre 2013 dans la capitale Juba entre deux factions de l'armée, sur fond de rivalité entre Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Ils se sont depuis étendus à la grande majorité du territoire.

L'offensive gouvernementale lancée fin avril, l'une des plus importantes de ces 17 mois de guerre, concernait également l'Etat très disputé d'Unité (nord). Elle a été marquée par de multiples viols de femmes et de filles, des incendies de villes et de villages et le pillage d'aide humanitaire, selon les Nations unies et des organisations humanitaires.

str-aud/sba