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25/05/2015 18:33 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

Mexique: les autorités rejettent les accusations contre la police

Les 42 présumés criminels abattus dans un affrontement avec les forces fédérales mexicaines avaient rejeté les appels à se rendre, ont assuré mardi les autorités après la mise en cause de la version officielle par des proches des tués.

Ces proches, ainsi que des experts, avaient émis des doutes sur les événements intervenus vendredi dans l'Etat du Michoacan (ouest), soulignant notamment qu'un seul officier de police avait été tué, parlant de "massacre".

Trois suspects se sont rendus durant l'affrontement, tandis que les autres ont continué à mener une bataille de trois heures incluant l'intervention d'un hélicoptère, a dit le commissaire national chargé de la sécurité Monte Alejandro Rubido.

"Ce fut une situation dans laquelle le groupe criminel a pris la décision de se confronter aux forces de police", a dit le commissaire Rubido lors d'un point de presse.

"Il n'y a pas eu d'autre alternative que de repousser l'agression de la même manière qu'ils l'avaient engagée", a-t-il poursuivi.

Selon lui, on a retrouvé sur les 42 suspects des traces de tirs d'armes. Les 73 tests balistiques menés pour déterminer la distance des tirs ont tous démontré qu'ils venaient d'une longue distance et qu'ils avaient été tirés près du sol, a ajouté Rubido.

Des experts avaient assuré vendredi qu'il y avait eu plus de morts et de suspects détenus que d'armes saisies. Mais M. Rubido a indiqué que le nouveau décompte des armes saisies atteignait un total de 45.

Deux des détenus ont admis qu'ils étaient membres du groupe criminel Jalisco Nouvelle Génération, un cartel qui a défié les forces de sécurité mexicaines à plusieurs reprises, faisant au moins 28 victimes parmi elles.

Des experts ont noté que le bilan déséquilibré des victimes rappelait un incident de juin 2014 à Tlatlaya, dans l'Etat de Mexico, au cours duquel des soldats avaient tué 22 criminels présumés, alors qu'il n'y avait eu qu'un blessé dans leurs rangs.

La justice avait ensuite poursuivi trois soldats accusés d'avoir exécuté huit personnes après qu'elles se soient rendues.

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