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25/05/2015 04:38 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

Manille continuera de survoler la mer de Chine méridionale (Aquino)

Les avions de l'armée et de ligne philippins continueront à survoler les parties disputées de la mer de Chine méridionale en dépit des mises en garde de Pékin, a déclaré lundi le président Benigno Aquino.

"Nous allons continuer d'emprunter les couloirs aériens que nous empruntons, qui sont basés sur le droit international et conformes aux différentes conventions dont nous sommes signataires", a déclaré le président à la presse.

Un avion de surveillance américain P-8A Poseidon, resté pourtant à l'écart d'îlots artificiels construits par la Chine dans cette zone maritime disputée, avait été sommé mercredi dernier par des militaires chinois de quitter les lieux où il patrouillait, au terme d'un échange radio tendu, selon un reportage tourné par CNN.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a accusé Washington de "menacer" les "territoires maritimes chinois. Il y a une forte probabilité que cela déclenche des incidents, c'est hautement irresponsable et dangereux", avait dit un porte-parole.

La Chine revendique la souveraineté de la quasi totalité de la mer de Chine méridionale, y compris de zones proches des frontières de ses voisins. Et depuis quelques années, Pékin est de plus en plus agressif.

Les Spratleys, un archipel de plus de 100 îles, récifs et atolls à mi-chemin entre le Vietnam et les Philippines, est l'une des zones les plus disputées à cause de son importance militaire stratégique.

Les Chinois y mènent d'énormes opérations de remblaiement, transformant des récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses.

M. Aquino a dit que Manille ne cèderait pas aux prétentions chinoises quand bien même la taille de son armée est autrement moins imposante que celle de Pékin.

"Nous exercerons toujours nos droits sur notre zone économique exclusive", a-t-il dit. "L'essentiel, que cela soit clair, c'est que nous allons défendre nos droits autant que faire se peut".

Le président a dit que Manille travaillait sur ce dossier avec les Etats-Unis, un allié de longue date des Philippines. Un traité de défense mutuelle lie les deux pays.

Washington avait indiqué qu'il envisageait l'envoi de navires et d'avions dans la zone des 12 milles autour des îlots artificiels chinois, pour bien signifier que ces constructions ne peuvent justifier la revendication d'eaux territoriales ou d'espace aérien par la Chine dans cette zone maritime stratégique.

Le Vietnam, la Malaisie, Brunei et Taïwan ont également des visées sur certaines parties de la mer de Chine méridionales.

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