NOUVELLES
25/05/2015 16:08 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

Les taxis de Mexico sur le pied de guerre contre Uber

Des milliers de taxis ont bloqué lundi des points névralgiques de la ville de Mexico pour protester contre la "concurrence déloyale" des applications mobiles qui, comme Uber, mettent en contact direct des utilisateurs et des chauffeurs privés.

Les taxis portant le slogan "Dehors Uber" peint sur leurs vitres et de grandes pancartes dénonçant les "délinquants avec plaques" (minéralogiques) ont exigé que le gouvernement interdise ces activités comme cela a déjà été le cas dans d'autres pays.

Les représentants des chauffeurs de taxis assurent que ces applications leur ont coûté entre 10 et 50% de leur clientèle, en raison de leurs bas tarifs et l'absence de charges fiscales.

"Ils sont totalement hors-la-loi. Uber est une entreprise étrangère qui vient faire fortune de manière illicite au Mexique et ce n'est pas juste", a dit à l'AFP Marcelino Cadena, 40 ans, patron d'une compagnie de taxis.

Ernesto Hernandez, un chauffeur de taxi de 37 ans, qui travaille dans les quartiers résidentiels du sud de la capitale mexicaine, assure que son téléphone ne sonne plus que 20 fois par jour, contre 70 avant l'arrivée d'Uber en août 2013.

Cette société offre toutes sortes de services, de la petite voiture aux véhicules luxueux conduits par des chauffeurs particuliers.

"Beaucoup de clients nous disent qu'ils choisissent Uber en raison de leur statut professionnel. Si nous avions les mêmes conditions ou qu'on nous donne la possibilité d'acheter une voiture à crédit, alors nous aussi nous pourrions avoir de meilleures voitures", souligne Ernesto Hernandez.

Tandis que les taxis paralysaient la circulation au centre de la capitale, notamment sur la plus grande avenue, Paseo de la Reforma, Uber était à l'offensive de son côté en annonçant que "durant une journée si compliquée pour se déplacer", elle offrait des voyages gratuits à ses utilisateurs.

Uber a déjà été interdit en Espagne et dans des grandes villes comme Sao Paulo au Brésil où il est considéré comme un concurrent déloyal.

Dans un communiqué publié lundi, l'entreprise a indiqué être convaincue qu'une ville "aussi progressiste et innovatrice que Mexico a un énorme désir de favoriser des avancées technologiques et de meilleures options de mobilité qui améliorent notre qualité de vie".

csc/gbv/jcb/gg