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25/05/2015 12:07 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

Les Emirats se veulent leader régional de l'industrie spatiale

Les Emirats arabes unis, qui ambitionnent de lancer la première sonde arabe robotisée sur Mars d'ici 2021, ont dévoilé lundi le plan stratégique de leur Agence spatiale.

Cette agence, qui entend promouvoir la recherche et la formation, prévoit notamment la création dans les cinq ans du premier Centre de recherche spatiale au Moyen-Orient, doté d'une enveloppe de 27,2 millions de dollars, a annoncé son directeur général, Mohamed Al-Ahbabi.

Elle devra canaliser le projet de la sonde "Espoir", appelée à réaliser des études su r le climat de la Planète rouge "qui permettront aux scientifiques de construire le premier modèle réellement holistique de l'atmosphère de Mars", selon l'agence.

"Le projet est non seulement (important) pour les Emirats (...). Il servira aussi l'humanité", a précisé M. Ahbabi.

Pour les autorités, la course vers l'espace offre l'opportunité de promouvoir la science et le développement de nouvelles technologies aux Emirats qui, selon le quotidien The National d'Abou Dhabi, auront besoin de quelque 150 scientifiques pour assurer la mission sur Mars.

"(L'avenir) passe par l'éducation", a assuré M. Ahbabi, indiquant qu'un premier groupe de 20 étudiants devraient être envoyés en mission scientifique à l'étranger.

"Nous retenons l'idée de devenir une plateforme spatiale", a confirmé le chef de l'Agence.

Le gouvernement des Emirats avait lancé en novembre son projet d'envoyer une sonde sur Mars d'ici 2021. En juillet, il avait affirmé que les investissements émiratis dans les technologies aérospatiales avaient atteint 20 milliards de dirhams (5,44 milliards de dollars).

"Le secteur est déjà le plus important dans la région en termes d'investissements directs" notamment, a souligné M. Al-Ahbabi, dont le pays doit lancer en 2017 un troisième satellite devant couvrir l'Amérique du sud.

Premier signataire d'un accord de coopération avec les UAE, la France espère devenir partenaire stratégique de la mission des Emirats sur la Planète rouge, mais les candidats seraient nombreux.

"Nous n'avons encore décidé ni du lieu de lancement de la sonde, ni des partenaires. Il est encore trop tôt, nous sommes encore en discussion", a assuré M. al Ahbabi.

Les Émirats arabes unis, une fédération de sept émirats formée en 1971, deviendrait ainsi le 9e pays au monde à avoir un programme sur Mars, selon les autorités.

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