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25/05/2015 13:26 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

Le gouvernement ontarien forcera le retour au travail d'enseignants en grève

TORONTO - Le gouvernement de l'Ontario doit déposer lundi une loi spéciale pour forcer le retour au travail des enseignants du secondaire qui ont débrayé il y a cinq semaines dans trois conseils scolaires, privant de cours plus de 70 000 élèves.Les libéraux espéraient obtenir le consentement unanime de l'Assemblée législative pour faire adopter le projet de loi dès lundi, mais les néo-démocrates ont déjà indiqué qu'ils voteraient contre. Le gouvernement majoritaire devra donc suivre les règles parlementaires, et la loi spéciale devrait être adoptée d'ici jeudi, pour un retour en classes vendredi, au plus tôt.Les élèves du secondaire des conseils scolaires de Sudbury, Peel et Durham sont en congé forcé depuis cinq semaines. La Commission des relations de travail en éducation a récemment statué que ces grèves mettaient en péril l'année scolaire des élèves touchés.La ministre de l'Éducation, Liz Sandals, dit respecter le processus de négociations, mais elle soutient que les élèves doivent maintenant compléter leur année scolaire.Il s'agit de la première ronde de négociations dans le cadre d'un nouveau processus mis en place par le gouvernement libéral l'an dernier, qui prévoit des pourparlers locaux avec les conseils scolaires pour les enjeux régionaux, et une table centrale avec le syndicat provincial pour les enjeux communs. Les trois conseils scolaires touchés soutiennent que les enseignants ont débrayé sur des enjeux provinciaux, comme la taille des classes.La Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario a indiqué en fin de semaine que les négociations à la table centrale se trouvaient dans une impasse, et le syndicat pourrait maintenant demander au ministère du Travail la nomination d'un conciliateur. Ce n'est qu'après cette étape que le syndicat pourra songer à une grève provinciale.La Commission des relations de travail de l'Ontario doit aussi se prononcer sur la légalité des trois grèves régionales.