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25/05/2015 12:47 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

La science au service de l'art

Des images qui témoignent d'une approche scientifique, mais qui sont aussi des oeuvres d'art à part entière : ce mariage entre la science et l'art est au cœur du concours La Preuve par l'image, dont les œuvres finalistes ont été présentées en marge du 83e congrès de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tient à Rimouski cette semaine.

Un texte de Richard Lavoie

C'est l'animateur de l'émission Découverte, le journaliste scientifique Charles Tisseyre, qui en a animé le vernissage, lundi. « Les scientifiques de toutes sortes d'universités et de toutes sortes de disciplines fournissent à ce concours des images qui reflètent la nature de leurs travaux et les résultats de leurs recherches », explique le vulgarisateur.

Les chercheurs n'utilisent pas le pinceau ou l'appareil photo, mais bien des microscopes électroniques et des télescopes. « Alors, pourquoi ne pas choisir des images qui sont vraiment belles, qui sont attrayantes pour l'œil et puis les soumettre à ce concours? » propose Charles Tisseyre.

Parmi toutes les œuvres reçues, une vingtaine de finalistes ont été sélectionnés. Une image sera primée et remportera le prix Eurêka. C'est le public qui tranchera en inscrivant son vote sur le site Internet de l'émission Découverte ou sur celui de l'ACFAS. Quatre autres prix seront aussi décernés.

Les gagnants seront connus au mois d'octobre et leurs noms seront révélés dans le cadre de l'émission Découverte, sur les ondes d'ICI Radio-Canada Télé.

« C'est une façon ludique et attrayante d'interpeller le public, d'inviter le public à goûter à la chose scientifique d'une façon autre que simplement formelle, rigoureuse, peut-être même assez aride parfois. Donc, au fond, de rentrer par la porte d'en arrière de la conscience des gens et de leur faire découvrir la joie d'acquérir du savoir et de connaître la chose scientifique, mais par l'entremise de l'art pictural », soutient le populaire animateur du magazine scientifique.

Jumeler art et science

Selon Charles Tisseyre, il y a une certaine logique à jumeler art et science. « Quand on étudie l'histoire de l'art elle-même, on voit la progression des techniques des peintres à travers les siècles. Je pense par exemple au clair-obscur ou à la perspective qui ont été redécouverts à la Renaissance par Michel-Ange et Léonard de Vinci, par exemple. Ce sont des démarches scientifiques qui les ont amenés à améliorer de façon extraordinaire la façon de représenter les choses, des individus, des paysages », raconte-t-il.

Selon lui, la science joue un rôle important dans l'art lui-même. Il donne comme exemple la restauration de toiles de grands maîtres.« Comment restaure-t-on ces toiles-là? Ce sont des techniques scientifiques très poussées », explique M. Tisseyre.

Autre exemple selon lui : la réhabilitation des ruines comme Herculanum ou Pompéi. Quelles sont les techniques scientifiques utilisées? « Il y a souvent des points de conjonction, des mariages entre la science et l'art de façon tout à fait légitime, logique, qu'on peut facilement comprendre, mais ça apporte quelque chose de plus, c'est clair », explique le journaliste.

Les finalistes du concours viennent de toutes les universités québécoises où il y a des chercheurs francophones.