NOUVELLES
25/05/2015 10:23 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

Israël: Netanyahu nomme un fidèle à un poste clé de la diplomatie

Benjamin Netanyahu a nommé lundi Dore Gold, réputé comme fidèle au Premier ministre israélien et peu enclin aux concessions avec les Palestiniens, au poste clé de directeur général des Affaires étrangères, a indiqué le gouvernement.

Dore Gold a été le conseiller de M. Netanyahu sous le premier gouvernement de ce dernier (1996-1999) avant d'être nommé ambassadeur aux Nations unies (1997-1999). Il a ensuite conseillé l'ancien Premier ministre Ariel Sharon. Il a été associé à divers titres aux discussions avec les Palestiniens et les Arabes.

M. Netanyahu s'est à nouveau assuré ses services comme consultant extérieur pour les affaires étrangères en janvier 2014, tandis que M. Gold restait à la tête du think tank Jerusalem Center for Public Affairs. "Il passe pour appartenir plutôt au camp des faucons sur la question palestinienne et n'a jamais publiquement exprimé un quelconque soutien à une solution à deux Etats", c'est-à-dire la création d'un Etat palestinien coexistant avec Israël, écrivait à l'époque le quotidien Haaretz.

Né aux Etats-Unis, M. Gold pourfend la "menace existentielle" que l'Iran représente pour Israël et les activités hégémoniques selon lui de la République islamique dans la région.

M. Netanyahu s'est réservé le portefeuille des Affaires étrangères dans le gouvernement qui vient de prêter serment.

Dans un gouvernement très à droite qui fait la part belle aux défenseurs de la colonisation et aux adversaires d'un Etat palestinien, il a nommé Tzipi Hotovely ministre adjointe des Affaires étrangères. Dans son premier discours significatif, elle s'est signalée jeudi en déclarant que toute la terre entre Jourdain et Méditerranée - y compris donc le territoire palestinien de Cisjordanie - appartenait à Israël.

Cependant, la nomination de M. Gold au poste de directeur général des Affaires étrangères témoigne de la volonté de M. Netanyahu d'exercer un contrôle étroit sur le ministère, écrivait lundi le Haaretz.

Elle intervient au moment où la communauté internationale attend de connaître la politique du nouveau gouvernement israélien vis-à-vis des Palestiniens.

lal/feb