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25/05/2015 11:35 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

France: la première salle de shoot dans un hôpital parisien, faute de consensus pour un autre lieu

La première "salle de shoot" prévue en France, qui devait initialement s'implanter près de la gare du Nord à Paris, au grand dam de certains riverains, devrait finalement voir le jour sur le site d'un hôpital voisin, a annoncé un élu local.

Après plusieurs mois de controverses, le projet d'expérimentation d'une "salle de consommation à moindre risque", qui devait ouvrir dans le nord de la capitale, est "abandonné" pour "des problèmes d'enclavement et de difficultés d'accès", a expliqué à l'AFP le maire du Xe arrondissement de Paris, Rémi Féraud.

"Ce n'est pas un changement important. La salle sera déplacée de 200 mètres", assure l'élu socialiste. L'emplacement définitif au sein de l'hôpital Lariboisière est en cours de discussion avec les autorités hospitalières. Son accès sera distinct de l'entrée de l'hôpital, dont le service des urgences est l'un des plus fréquentés de la région parisienne.

L'ancienne implantation, annoncée en mai 2013 comme "la plus adaptée" pour accueillir des toxicomanes majeurs précarisés et leur permettre de consommer leurs drogues sous supervision de personnels de santé et réduire les troubles à l'ordre public, était contestée par des riverains inquiets d'une recrudescence du trafic de drogue.

L'ouverture de la salle, conditionnée au vote d'une loi au Parlement, ne devrait pas intervenir avant début 2016, estime Bernard Jomier, adjoint à la santé de la mairie de Paris.

Début avril, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture le principe des "salles de shoot", pendant six ans maximum. Le texte devrait être examiné à l'automne au Sénat.

Des salles de shoot existent déjà dans plusieurs villes en Suisse, en Allemagne, en Espagne et aux Pays-Bas.

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