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25/05/2015 15:07 EDT | Actualisé 25/05/2016 01:12 EDT

Biden arrondit les angles après les critiques du Pentagone contre Bagdad

Le vice-président américain Joe Biden a tenté d'aplanir lundi le différend entre Washington et Bagdad suscité par les critiques du chef du Pentagone sur le manque de volonté des soldats irakiens de se battre à Ramadi, tombée il y a une semaine aux mains du groupe Etat islamique.

Selon un communiqué de la Maison Blanche, M. Biden a appelé lundi le Premier ministre irakien Haider al-Abadi au lendemain de la diffusion par CNN de propos du ministre de la Défense Ashton Carter affirmant que les soldats irakiens n'avaient pas eu "la volonté de se battre" à Ramadi.

M. Biden "reconnaît le courage et l'énorme sacrifice des soldats irakiens ces 18 derniers mois à Ramadi et ailleurs" en Irak dans leur combat contre l'EI, qui contrôle de larges pans de territoire de la Syrie et de l'Irak.

Le vice-président américain réaffirme aussi "le soutien des Etats-Unis au combat du gouvernement irakien contre" les jihadistes de l'EI.

Bagdad a rejeté lundi les critiques américaines tandis qu'un général iranien accusait Washington de n'avoir "rien fait" pour aider son allié irakien à Ramadi.

Le Premier ministre irakien a exprimé sa "surprise" après les déclarations du secrétaire américain à la Défense, estimant que ce dernier avait "reçu des informations inexactes".

"Comment pouvez-vous vous trouver dans ce pays (l'Irak) sous prétexte de protéger les Irakiens et ne rien faire? Ceci n'est rien d'autre qu'être complice d'un complot", a déclaré pour sa part le général irakien Ghassem Souleimani, chef de la force Qods chargée des opérations extérieures de l'armée d'élite du régime.

M. Carter avait déjà suscité l'émoi début février à la Maison Blanche quand, juste avant d'être confirmé à la tête du Pentagone, il avait apporté publiquement son soutien à l'idée de fournir des armes létales à l'Ukraine, ce qui lui avait valu d'être recadré par la Maison Blanche.

La Maison Blanche avait rappelé à l'époque que toute décision de cette nature relevait du président Barack Obama et non du secrétaire à la Défense.

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