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22/05/2015 11:55 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

Yémen: la coalition frappe des entrepôts d'armes houthis

SANAA, Yémen - La coalition militaire saoudienne a lancé d'importantes opérations aériennes au Yémen, vendredi, contre des camps rebelles et des dépôts d'armes dans la capitale, alors que l'ONU annonçait que 234 enfants ont été tués dans les violences au cours des deux derniers mois.Des résidents de Sanaa, la capitale assiégée par les rebelles chiites, ont été réveillés par le bruit des explosions des entrepôts d'armes, qui ont envoyé des colonnes de fumée vers le ciel.La base nordique des Houthis dans la province de Sadaa a aussi été attaquée. Selon des témoins, des hélicoptères Apache semblaient viser des véhicules rebelles. Il est arrivé que les Houthis ont mené des attaques, depuis Saada, vers l'autre côté de la frontière commune avec l'Arabie saoudite. Le porte-parole de l'autorité de la défense civile saoudienne dans la région frontalière de Jizan, Yahia al-Qahtani, a affirmé vendredi qu'un enfant avait été tué et que trois autres avaient été blessés lorsque des missiles provenant du Yémen ont touché leur village, jeudi.Depuis le début de l'offensive aérienne saoudienne le 26 mars, plus d'une dizaine de soldats et au moins sept civils ont été tués dans des attaques perpétrées par des milices houthies le long de la frontière saoudienne.La guerre au Yémen a affaibli les forces de l'armée loyales au président exilé. Les rebelles houthis seraient soutenus par l'Iran chiite.À Genève, la porte-parole du Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Cécile Pouilly, a affirmé qu'au moins 1037 civils, dont 130 femmes et 234 enfants, avaient été tués entre le 26 mars et le 20 mai. Environ 2500 civils ont été blessés. Les infrastructures des villes de Saada et Aden ont été les plus endommagées.L'ONU prévoit organiser des discussions de paix à Genève à la fin mai. Elle exhorte toutes les parties rivales à participer. Jusqu'à maintenant, les rebelles ont soutenu l'idée des discussions alors que le gouvernement en exil, reconnu par la communauté internationale, a dit qu'il participerait seulement si les rebelles se retiraient des villes qu'ils occupent, notamment la capitale.