NOUVELLES
22/05/2015 10:29 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

Quotas de flétan de l'Atlantique : la Gaspésie s'estime pénalisée

Selon le coordonnateur du Regroupement des pêcheurs professionnels du nord de la Gaspésie, André Boucher, les pêcheurs gaspésiens sont pénalisés par le Plan de pêche du flétan atlantique 2015-2016-2017 dévoilé hier, par la ministre de Pêches et Océans Canada, Gail Shea.

Comme la ressource se fait plus abondante, le plan accorde environ 20 % en quotas supplémentaires. Ces surplus seront répartis entre les huit flottilles du Québec, des Maritimes et de Terre-Neuve.

Si M. Boucher estime que cette répartition pénalise la Gaspésie, c'est qu'en vertu d'une entente qui date de 2007, le partage se faisait en fonction de l'historique des débarquements. Ainsi, des régions qui avaient un historique de débarquements plus important, comme la Gaspésie et Terre-Neuve, se voyaient attribuer un pourcentage plus généreux de ces surplus de quotas.

Une perte de 500 000 $

Selon des données fournies par André Boucher, le mode de répartition adopté aujourd'hui entraînerait une perte de 60 tonnes pour les pêcheurs de la Gaspésie, soit un manque à gagner de plus de 500 000 dollars.

Cette répartition ne touche pas les quotas comme tels. Par exemple, la Gaspésie obtient 336 tonnes et la côte ouest de Terre-Neuve, 254 tonnes. À l'opposé, l'Île-du-Prince-Édouard se voit attribuer 47 tonnes.

Décisions politiques

« Ça fait deux fois que ça arrive, déplore M. Boucher. En 2011, la ministre avait rompu avec cette entente pour la première fois et là, on nous revient avec la même chose. »

M. Boucher juge que ce sont des décisions politiques qui entraînent de la frustration.

La répartition est équitable selon Pêches et Océans

Cette répartition est équitable selon Sylvie Lapointe, directrice générale, gestion des ressources à Pêches et Océans Canada.

Mme Lapointe explique aussi qu'en 2011, quand Pêches et Océans avait changé sa méthode de partage par rapport à l'entente 2007, le Ministère avait demandé une révision de la firme Ernst & Young. « La conclusion avait été que cette façon d'allouer les surplus de quotas était tout à fait en concordance avec nos politiques et directives », mentionne-t-elle.

À lire en complément : 

Gaspésie : Déception parmi les pêcheurs de flétan de Québec et de Terre-Neuve