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22/05/2015 09:33 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

Le pétrole ouvre en baisse à New York, sur un repli technique

Les cours du pétrole se sont repliés vendredi à l'ouverture à New York, certains investisseurs prenant leurs bénéfices après deux séances de nette hausse et avant un week-end prolongé sur plusieurs grands marchés.

Vers 13H10 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet cédait 1,30 dollar à 59,42 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) après avoir gagné environ deux dollars au cours des deux dernières séances.

"Cela devrait être plutôt tranquille aujourd'hui", a prévu Carl Larry de Frost & Sullivan, pour qui le marché va "se contenter d'attendre, tant qu'il n'y aura pas de nouveaux éléments sur la direction que vont prendre l'offre et la demande".

Les investisseurs sont, de plus, peu enclins à prendre des risques à l'arrivée d'un week-end de trois jours, lundi étant férié aux Etats-Unis et plusieurs pays d'Europe, dont la France et le Royaume-Uni.

"Le marché a monté au cours des derniers jours, donc il y a peut-être quelques prises de bénéfices", a ajouté Carl Larry. "On est de retour autour de 60 dollars le baril de brut (...) et les gens semblent penser que c'est un bon niveau, notamment à l'approche de la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole" (Opep).

Les investisseurs attendent avec intérêt cette réunion, qui aura lieu le 5 juin, car l'Opep a pour le moment largement contribué à la baisse des cours, qui ont chuté de plus de moitié entre juin 2014 et janvier 2015, en s'abstenant d'abaisser son plafond de production.

Les cours ont rebondi d'une quinzaine de dollars depuis la mi-mars, après avoir atteint à New York leur plus bas niveau depuis six ans à moins de 45 dollars, et semblent désormais tenter de se stabiliser, comme y fait allusion M. Larry.

Ce rebond a été en partie alimenté par l'espoir d'un déclin de l'offre américaine, relancé cette semaine après l'annonce par le gouvernement américain d'une baisse hebdomadaire des réserves de brut aux Etats-Unis, la troisième de suite.

Cela conduit certains investisseurs "à attendre et espérer que l'excédent d'offre se résorbe aux Etats-Unis mais, en réalité, tout ce que va faire la hausse des cours, c'est encourager la production", a prévenu Matt Smith, de Schneider Electric, notant que la baisse des réserves était surtout due à une accélération de l'activité des raffineries.

Sur la question de l'offre américaine, le marché va, comme tous les vendredis, chercher du soutien dans le décompte des puits de forage en activité, établi par le groupe Baker Hughes, mais son déclin persistant "devrait s'essouffler, après une baisse de 60% depuis leur niveau record de 1.609 en octobre", a jugé M. Smith.

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