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22/05/2015 11:09 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

Le FRAPRU déménage à nouveau

Pour une deuxième journée consécutive, les militants pour une meilleure accessibilité aux logements sociaux ont été délogés du campement qu'ils avaient établi pour sensibiliser la population à leur cause.

En après-midi, vendredi, les policiers ont en effet émis un avis d'éviction pour que les militants du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) quittent le terrain de l'Agence de la santé et des services sociaux, à l'angle de la rue St-Denis et de l'avenue des Pins. 

Le terrain étant de juridiction provinciale, les militants du FRAPRU avaient espéré que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne puisse les en expulser. Il appert que c'est le propriétaire de l'immeuble qui abrite l'Agence qui a demandé leur éviction.

Un peu plus tôt, ce regroupement affirmait qu'un représentant de la société immobilière du Québec leur avait demandé de quitter les lieux, mais sans avis d'éviction.

Réinstallés après une première éviction

Jeudi, les militants s'étaient fait expulser du parc près du quartier général du SPVM, dans le Quartier des spectacles. Ce parc relève de la Ville de Montréal. Trois arrestations ont été effectuées à la suite de cette intervention.

Le maire de la Ville de Montréal, Denis Coderre, avait déjà annoncé qu'il ne tolèrerait pas le camp d'occupation pour des raisons de sécurité.

Être mieux logé pour être en santé

Par sa campagne Camp pour le droit au logement, le FRAPRU souhaite sensibiliser la population aux problèmes de logement et d'itinérance et dénonce les politiques gouvernementales d'Ottawa et de Québec qui menacent l'avenir du logement social, selon l'organisme.

Le mouvement est appuyé par des personnalités publiques, telles que Philippe Falardeau, Judy Richards et Normand Baillargeon.