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22/05/2015 05:16 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

L'État islamique s'empare du dernier point de passage reliant l'Irak à la Syrie

Après avoir pris le contrôle de la ville stratégique de Palmyre, le groupe armé État islamique s'est emparé au cours des dernières heures du dernier point de passage reliant l'Irak à la Syrie qui était encore aux mains des autorités gouvernementales.

Les djihadistes consolident ainsi le territoire du « califat » qu'ils affirment instaurer dans la région depuis juin 2014, et se trouvent en position de faire circuler plus facilement des armes et des hommes de part et d'autre de la frontière.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), la chute du point de passage d'Al-Tanf, est survenue au cours des dernières heures. Les forces gouvernementales syriennes, dit-il, se sont en fait retirées du secteur.

Les forces irakiennes ont fait de même de leur côté de la frontière, où le point de passage s'appelle plutôt Al-Oualid. Cette prise consolide davantage l'emprise du groupe armé État islamique sur la province d'Anbar, où ils ont mis la main sur Ramadi plus tôt cette semaine.

Le groupe armé État islamique contrôlait déjà le passage frontalier de Boukamal, tandis que les Kurdes contrôlent celui d'Al-Yaaroubié, plus au nord.

Selon l'OSDH, les forces gouvernementales ont aussi subi une autre défaite à Jisr Al-Choughour, dans le nord-ouest du pays. Cette fois, ce sont des djihadistes alliés à Al-Qaïda et leurs alliés rebelles qui ont pris le contrôle d'un hôpital où étaient retranchés 150 soldats et leurs familles depuis près d'un mois.

« Des dizaines de soldats ont pris la fuite, d'autres ont été tués sur place et à l'extérieur de l'établissement, ou ont été capturés », affirme l'Observatoire.

Selon l'OSDH, l'EI contrôle désormais plus de la moitié de la Syrie, son emprise s'étendant sur un territoire de 95 000 km carrés en Syrie. Le groupe estime que le régime syrien ne détient plus que 22 % du territoire.

Les gains effectués par EI au cours des huit derniers jours sont survenus en dépit des frappes quotidiennes menées contre eux par une coalition internationale dirigée par les États-Unis, et à laquelle participe le Canada. Ottawa et Washington affirmaient pourtant jusque là que leur intervention avait contribué à freiner leur progression.