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22/05/2015 10:04 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

Irak : 55.000 personnes ont fui Ramadi depuis la mi-mai (ONU)

Quelque 55.000 personnes ont fui depuis la mi-mai la ville irakienne de Ramadi, tombée aux mains du groupe Etat islamique (EI) après des combats, a indiqué vendredi le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR).

Les jihadistes ont pris dimanche dernier le contrôle total de la ville, chef-lieu de la province d'Al-Anbar, située à une centaine de kilomètres de Bagdad, infligeant un sévère revers aux forces pro-gouvernementales.

Selon Adrian Edwards, porte-parole du HCR à Genève, quelque 128.000 personnes avaient fui le district de Ramadi, depuis début avril.

"Puis un autre groupe de 55.000 personnes ont fui depuis l'intensification" des combats à la mi-mai, a-t-il ajouté.

Selon lui, environ 90% des personnes qui ont fui sont restés dans la province d'Al-Anbar.

Il y a deux jours, l'Organisation internationale des migrations avait estimé à environ 40.000 le nombre de personnes ayant quitté Ramadi depuis le 15 mai.

Après la prise de Ramadi, le groupe extrémiste a pris vendredi le contrôle de la ville syrienne de Palmyre et son site archéologique inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.

Le Haut-commissariat pour les Droits de l'Homme a indiqué vendredi avoir reçu des "informations crédibles" selon lesquelles environ un tiers des habitants de Palmyre, dont la population est estimée à 200.000, avait pris la fuite à l'arrivée des jihadistes de l'EI.

Alors que la crise dans la région s'intensifie, le Programme alimentaire mondial a averti vendredi qu'il allait bientôt manquer de liquidités pour aider les personnes déplacées en Irak ne vivant pas dans des camps.

"En raison de la forte baisse des financements, le PAM en Irak a diminué depuis avril dernier les rations alimentaires distribuées aux personnes déplacées", a indiqué une porte-parole de cette agence de l'ONU.

Ces rations ne couvrent désormais plus que 40% des besoins alimentaires journaliers contre 80% auparavant.

"Le PAM a besoin en urgence de 108 millions de dollars pour poursuivre ses opérations en Irak jusqu'en octobre prochain", a-t-elle averti.

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