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22/05/2015 08:20 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

Football/Espagne: la justice accepte de transférer l'affaire Neymar à Barcelone

La justice espagnole a accepté vendredi de transférer de Madrid à Barcelone l'affaire de délits fiscaux présumés lors du transfert du footballeur Neymar pour laquelle le FC Barcelone et son président Josep Maria Bartomeu doivent être jugés.

Le club catalan, Bartomeu et son prédécesseur Sandro Rosell avaient été renvoyés en procès le 13 mai par l'Audience nationale, un tribunal de Madrid chargé des dossiers complexes. Ils sont passibles de prison s'ils sont condamnés pour avoir dissimulé au fisc les sommes réellement payées pour le recrutement en 2013 du talentueux attaquant brésilien.

A priori, le procès, dont la date reste à fixer, était prévu à Madrid. La justice avait estimé que l'Audience nationale était compétente car cela concernait des fonds se trouvant au Brésil.

Mais la chambre pénale de l'Audience nationale a accepté jeudi les recours déposés par MM. Bartomeu, Rosell et le club qui demandaient que l'affaire soit instruite à Barcelone.

Les magistrats ont estimé que "les fonds soustraits frauduleusement se trouvent dans les comptes du FC Barcelone".

De plus, selon eux, "les préjudices subis par les supporteurs ne se produisent pas au Brésil mais à Barcelone, lieu où le club sportif possède son siège social".

Dans sa décision de renvoi du 13 mai, la justice estimait que certains indices montrent que les deux présidents successifs savaient que le transfert de Neymar en provenance du club brésilien de Santos avait coûté plus que les 57 millions annoncés.

Il chiffre à au moins 83,3 millions d'euros les sommes versées pour le transfert et estime à environ 13 millions d'euros le montant de la fraude présumée.

En mars, le parquet avait requis une peine de deux ans et trois mois de prison pour Bartomeu et de sept ans et demi pour Rosell. Il avait aussi considéré que le club devait verser au fisc 22,2 millions d'euros.

Le Barça a déclaré à plusieurs reprises ne pas partager cette vision du dossier, affirmant que les droits de la défense avaient été bafoués dans cette affaire et que le club pouvait être victime d'une sanction politique pour son engagement en faveur de l'indépendance catalane.

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