NOUVELLES
22/05/2015 07:39 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

Campagne de la SAAQ : un débat peu courtois sur les réseaux sociaux

La nouvelle campagne de sensibilisation de la SAAQ sur le partage de la route entre automobilistes et cyclistes suscite des échanges virulents sur les réseaux sociaux. Les utilisateurs de la route se renvoient la balle d'une manière peu courtoise parfois, même si ironiquement le respect est le thème du message

Le gestionnaire de réseaux à la Société d'assurance automobile du Québec, Gino Desrosiers, répond à des dizaines d'internautes par jour en prenant soin de rester poli. Son rôle est de répondre aux questions du public tout en modérant les commentaires pour entretenir la discussion.

M. Desrosiers admet que certains commentaires ont dépassé les bornes dans les derniers jours, mais il croit que ses interventions peuvent faire avancer le débat.

« Il y a des commentaires où je me dis parfois : "Est-ce que je le supprime sans que personne le voie ou je décide d'entreprendre une discussion avec cette personne-là?" Parfois, on se rend compte qu'à la fin de la discussion, la personne est plus modérée et qu'elle n'avait peut-être pas réfléchi à ses commentaires », explique-t-il.

La SAAQ est présente sur les réseaux sociaux depuis 2011. Le but de l'exercice est de rejoindre un maximum de personnes en sensibilisant le public.

Les tensions entre les cyclistes et les automobilistes ne datent pas d'hier. La SAAQ s'attendait à ce genre de réactions en lançant sa campagne sur le partage de la route pour s'attaquer à cette problématique.

« Notre campagne, elle est pertinente. On n'a pas fait ça sur un coup de tête. L'an passé, on a fait un sondage qui révélait que 32 % des répondants pensaient que les cyclistes n'avaient pas d'affaire sur la route. Et 40 % disaient que les cyclistes nuisaient à la circulation. Donc, avec des données comme ça, on s'attend à avoir des réactions comme ça », explique M. Desrosiers.

Le gestionnaire remarque que les commentaires désobligeants sont souvent basés sur des impressions plutôt que des faits. Gino Derosiers se donne comme mission de répliquer aux attaques avec des arguments qui rendent « le débat plus civilisé. »