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22/05/2015 08:06 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

« C'est plus facile de se faire congédier que de quitter des gens qu'on aime » - Babcock

Vingt-quatre heures après avoir été présenté à la presse torontoise comme 30e entraîneur-chef des Maple Leafs, Mike Babcock s'est adressé, pour une dernière fois, aux médias de Détroit vendredi.

La voix souvent étranglée par l'émotion, l'homme de 52 ans, qui a fait exploser la banque mercredi en signant une entente de 8 ans et 50 millions à Toronto, a répété à plusieurs reprises qu'il avait adoré son séjour dans la Ville de l'Automobile et qu'il y avait passé les 10 plus belles années de sa vie.

« C'est plus facile de se faire congédier que de quitter des gens qu'on aime. C'est difficile de partir. Je remercie les gens ici. »

Babcock n'a pas caché son admiration pour Ken Holland, le meilleur directeur général de la LNH selon lui.

Son départ pour la Ville Reine n'a pas altéré l'amitié que les deux hommes se vouent. Babcock a confirmé qu'il sera bel et bien présent au mariage de la fille de Holland, le 10 juillet.

Après 10 ans à Détroit, Babcok avait besoin d'un nouveau défi. Et l'attrait de se retrouver derrière le banc de l'une des six équipes originales de la LNH a pesé lourd dans la balance.

« Pour un jeune de Saskatoon, dont l'ami était le neveu de Gordie Howe, je suis chanceux », a déclaré celui qui a laissé sa marque partout où il est passé.

Interrogé à savoir si les joueurs des Red Wings avaient besoin d'un changement pour mieux faire passer le message de l'entraîneur, Babcock a de nouveau été envahi par l'émotion.

« Je ne pense pas que les jeunes aient besoin d'une nouvelle voix, les plus vieux... J'ai laissé des messages à Zetterberg et à Datsyuk. Vous ne gagnez pas sans de grands joueurs qui apportent du leadership. Demandez-leur s'ils ont besoin d'une nouvelle voix », a dit Babcock d'une voix chevrotante.

Babcock a réitéré qu'il avait besoin d'un nouveau défi et qu'il a pris la meilleure décision pour sa famille et pour lui.

Un défi complètement différent que lors de son arrivée à Détroit. Il avait alors pris les rênes d'une formation qui comprenait, outre Zetterberg et Datsyuk, Steve Yzerman, Brendan Shanahan (maintenant président des Maple Leafs), Mathieu Schneider, Chris Chelios, Robert Lang et autres Niklas Lidstrom.