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22/05/2015 10:40 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

Bonis de 1,4 M$ : « Un chiffre qui est faux », dit Denis Brière

Le recteur de l'Université Laval réfute le montant de 1,4 million de dollars avancé pour la bonification des conditions d'après-mandat des hauts dirigeants. Denis Brière a contesté sans relâche ce matin les chiffres dévoilés dans les médias cette semaine et fournis par le ministère de l'Enseignement supérieur.

« Ce n'est pas vrai, on a lancé un chiffre qui est faux », a répété Denis Brière en marge de l'annonce d'une chaire en tourisme à Baie-Saint-Paul.

Le recteur continue de plaider que les dernières mesures adoptées par le conseil d'administration de l'université représentent des « économies ». Il précise que le montant estimé pour les changements apportés aux conditions d'après-mandat des hauts dirigeants a été validé par un comité d'experts.

« Ces choses-là ne se préparent pas dans l'espace d'une journée, ça prend 2-3-4 mois. C'est bien réfléchi », soutient le recteur.

Denis Brière rappelle la baisse de 3 % du salaire de 13 hauts dirigeants, dont celui du recteur, au 1er janvier dernier. Une réduction, faut-il rappeler, qui est survenue à la demande même de la direction à la suite de la controverse sur la bonification des conditions d'après-mandat.

Les chiffres avancés sont « hypothétiques » pour le recteur qui précise que lui-même ne gardera pas de lien d'emploi avec l'Université pendant six ans après son mandat, en 2017. « Je vais avoir 71 ans, pensez-vous que je vais rester à la faculté pendant six ans de temps? »

Le recteur s'offusque d'être montré du doigt dans cette affaire. « Je ne suis pas partie prenante de cette décision », a-t-il plaidé, en dévoilant son salaire de 320 100 $. « Comparez mon salaire avec d'autres institutions, vous allez voir qu'on gère ça de façon extrêmement responsable. »

Le CA en réflexion

Le ministre de l'Éducation a laissé entendre ce matin que le conseil d'administration de l'Université était « en réflexion » sur les mesures adoptées en décembre dernier.

Selon François Blais, le président du conseil, John Porter, « était mal informé des coûts ».

Le ministre Blais disait hier qu'il fallait laisser encore un peu de temps aux administrateurs pour trouver une solution puisque les nouvelles conditions d'après-mandat ne seront pas appliquées avant 2017. Mais aujourd'hui, la solution semblait presque imminente. « Je pense que ça devrait se régler bientôt. »