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22/05/2015 08:22 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

Attaque du Bardo: Tunis a demandé l'extradition d'un Marocain arrêté en Italie

La Tunisie a demandé l'extradition d'un ressortissant marocain arrêté mardi en Italie et soupçonné de complicité avec les auteurs de l'attaque sanglante du musée du Bardo, a indiqué vendredi le ministère tunisien de l'Intérieur.

"Bien sûr les autorités tunisiennes ont demandé son extradition", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Mohamed Ali Aroui.

Selon lui Abdelmajid Touil, 22 ans, est suspecté d'avoir "participé indirectement" à l'attaque en mars par deux Tunisiens armés du musée du Bardo, qui a fait 22 morts, 21 touristes et un policier. M. Aroui a accusé M. Touil d'avoir apporté "un soutien logistique" aux assaillants, sans plus de précisions.

Le porte-parole n'était pas en mesure de dire si le suspect était en Tunisie au moment de l'attaque. Selon la police italienne, il est arrivé en Italie un mois avant l'attaque, le 17 février, après avoir été secouru par la marine à bord alors qu'il se trouvait sur un bateau de 15 mètres avec plus de 600 personnes venues clandestinement depuis la Libye.

"Je ne sais pas (s'il était en Tunisie le jour de l'attentat). Mais quelqu'un ne doit pas forcément être présent pour commettre quelque chose", a jugé M. Aroui.

La famille du jeune homme, installée en Italie, a répété aux médias qu'il n'avait pas quitté la région depuis février. "Mon fils n'est en rien d'accord avec le jihad, avec la lutte armée, et quand il y a eu l'attentat en Tunisie il était avec moi", a assuré sa mère.

Le maire de Trezzano, commune voisine de celle de Gaggiano où M. Touil résidait, a d'ailleurs déclaré à la radio qu'il était inscrit à un cours pour adultes et présent la semaine de l'attentat.

M. Touil, un autre Marocain et un Algérien font l'objet de mandats d'arrêts internationaux émis par la Tunisie qui les soupçonne d'avoir participé à l'attaque contre le musée. Au moins 23 personnes ont été arrêtés en Tunisie dans le cadre de l'enquête sur cet attentat revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

kl-alf/cbo