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22/05/2015 14:18 EDT | Actualisé 22/05/2016 01:12 EDT

Arabie saoudite: l'attentat-suicide revendiqué par la branche saoudienne de l'ÉI

RIYAD, Arabie saoudite - Un groupe se présentant comme la nouvelle filiale saoudienne du groupe armé État islamique (ÉI) a revendiqué l'attentat-suicide contre une mosquée dans l'est de l'Arabie saoudite qui a fait 19 morts vendredi.Dans une déclaration publiée sur des comptes Twitter associés à l'ÉI, le groupe a revendiqué la responsabilité de l'attaque, perpétrée le jour du 700e anniversaire d'une figure chiite vénérée. Il n'a pas été possible de confirmer de façon indépendante si ce nouveau groupe était bel et bien lié à l'ÉI, basé en Irak et en Syrie.La déclaration portait un logo qui indiquait «province Najd», une référence à la région historique qui comprend la capitale, Riyad, d'où est originaire la famille royale Al Saud, et qui a vu naître le wahhabisme, la branche ultraconservatrice de l'islam.Un kamikaze portant des explosifs sous ses vêtements s'est fait exploser dans la mosquée Imam Ali à Al-Qudeeh, dans la province de Qatif, dans une région majoritairement habitée par des membres de la minorité chiite d'Arabie saoudite.Il s'agit de la seconde attaque meurtrière contre les chiites depuis six mois. En novembre, le groupe extrémiste État islamique avait été accusé du meurtre de huit fidèles à Al-Ahsa, dans l'est du royaume.Les chiites de l'est de l'Arabie saoudite se plaignent de discrimination depuis longtemps. Ils soutiennent que, bien que la région contienne la plupart des réserves de pétrole du royaume, leurs rues, immeubles et infrastructures sont en piètre état, et que le chômage est élevé chez les jeunes chiites.Les résidents de Qatif affirment que les frappes aériennes de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite contre les rebelles chiites au Yémen ont ravivé les tensions interreligieuses. Depuis le début de l'opération en mars, de nombreux chefs religieux sunnites profitent des grandes prières du vendredi pour dénoncer les rebelles houthis, des chiites et l'Iran qui les soutient. Ils critiquent aussi le fait que les chiites prient devant les monuments funéraires.