DIVERTISSEMENT
20/05/2015 10:05 EDT | Actualisé 20/05/2015 10:06 EDT

«Madame Lebrun», une comédie burlesque mettant en vedette Benoît Brière

Courtoisie

«Je suis quand même un homme déguisé en femme», lance Madame Lebrun (alias Benoît Brière) aux spectateurs au cours du premier épisode de la comédie du même nom.

Présentée sur les ondes de Super Écran dès le 27 mai, Madame Lebrun se veut l'adaptation québécoise du succès de la BBC en Écosse, Mrs. Brown's Boys. Une chance unique pour l'impressionnante brochette de comédiens formant la famille Lebrun de se lâcher lousse et de s'amuser dans un joyeux amalgame de théâtre et de télévision.

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Le bonheur de Brière

L'histoire est relativement simple: celle d'une mère peu ordinaire (Benoît Brière) et de ses six enfants, dont Carole (Sylvie Moreau), Bruno (Pierre Hébert), Gaëtan (Éric Bernier), Marc (Michel Leperrière), François (Daniel Thomas) et un sixième mystérieux enfant qu'on ne verra

sans doute jamais. Autour d'eux, des amis dont Margot (Pierrette Robitaille) et Steve (Marc Beaupré) ainsi que d'autres membres venant compléter cette originale famille tels les belles-filles (Sarah-Jeanne Labrosse et Hélène Major) et le beau-père (Pierre Collin). Puis, au fil de la saison, des invités spéciaux ici et là comme Janine Sutto, Stéphane Archambault, Luc Senay, Christian Bégin ou Normand Lévesque.

«Tout, absolument tout me plaisait de ce rôle et de ce projet, a expliqué Benoît Brière. J'aime beaucoup ce qui se fait au Royaume-Uni, j'ai toujours adoré l'humour britannique et les séries humoristiques comme Little Britain. J'ai souvent une réflexion de producteur lorsque j'écoute ces séries, je me dis que ce serait tellement tripant de faire cela au Québec. Alors quand on m'a proposé ce projet, j'ai évidemment dit oui, mais j'avais hâte de voir si cela pouvait s'adapter à la sauce québécoise. Je me suis rendu compte que oui, c'était tout à fait adaptable et qu'on le veuille ou non, les Québécois ont beaucoup de sang irlandais.»

Lorsqu'on lui demande où il a puisé son inspiration pour le rôle de Madame Lebrun, l'acteur évoque d'abord la célèbre Tootsie de l'acteur américain Dustin Hoffman avant de rassurer en riant les gens de son entourage.

«Non, je ne me suis en aucun cas inspiré de ma propre mère ni d'aucun membre de ma famille d'ailleurs, car si c'était le cas, je n'aurais plus de famille. J'ai aussi essayé de m'éloigner le plus possible de maman Bell, bien que je sois toujours pris avec la même face.»

«Madame Lebrun, c'est intemporel, c'est universel, tout le monde s'y retrouve et c'est ce qui, je pense, va tout de suite accrocher les gens, a-t-il ajouté. Cette vérité dans laquelle on se trouve, ces décors et ce public que l'on voit sur le plateau. Évidemment, le côté burlesque est

une proposition, un point de vue d'un petit drame familial. Ce sont toutes des situations simples tournées en burlesque. Et ce personnage de la mère omniprésente qui met son nez partout est évidemment propice à des situations déjantées et complètement folles.»

À bas le quatrième mur

Ce que Brendan O'Carroll (à qui Benoît Brière ressemble d'ailleurs comme deux gouttes d'eau lorsqu'ils sont tous deux déguisés en Madame Lebrun) a voulu faire, c'est briser le quatrième mur en s'adressant directement au public en salle et à la maison. Un défi que le metteur en scène René-Richard Cyr avait envie de relever aux côtés de son bon ami Benoît Brière.

«C'est la participation de Benoît, la qualité des textes et la qualité du projet qui m'ont fait dire oui, on y va, a -t-il expliqué. J'ai souvent travaillé avec lui et le fait qu'il soit attaché au projet a été un grand incitatif à ce que j'y prenne part. Depuis toujours, je voyais Benoît Brière et je me demandais pourquoi ce grand artiste de talent n'avait pas son sitcom. Je ne pouvais pas imaginer quelqu'un d'autre pour personnifier Madame Lebrun. C'était un gage de succès et surtout un gage de fun.»

L'homme de théâtre a expliqué que la différence était plutôt mince entre le théâtre et une comédie à la Madame Lebrun. «En fait, cela ressemble beaucoup à du théâtre filmé. Bien sûr, je dois travailler de concert avec le réalisateur pour que la caméra vienne chercher les bons éléments, mais c'est du théâtre rapide avec l'énervement que ça suppose et qui se trouve être une belle qualité, car les acteurs arrivent excités sur le plateau.»

«Ce genre de théâtre relax dans le jeu nous permet même quelques petits moments d'improvisation, a renchéri Sylvie Moreau. Ce côté très théâtral donne aux gens un accès privilégié à ce que l'on fait. Comme tout va vite et que c'est cynique, le spectateur devient rapidement un complice.

Pour la première fois Super Écran présente des productions originales, soit Madame Lebrun, Patrice Lemieux et Marche à l'ombre, une série dramatique mettant en vedette Laurence Leboeuf dont la diffusion est prévue pour octobre prochain.

- Madame Lebrun sera diffusé tous les mercredis 20h dès le 27 mai sur les ondes de Super Écran. Une deuxième saison a déjà été confirmée.