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PKP souligne ses compétences économiques; Couillard dénonce un projet imaginaire

QUÉBEC - Au premier ministre Philippe Couillard qui l'accuse de provoquer un débat imaginaire sur la souveraineté, le nouveau chef péquiste Pierre Karl Péladeau a fait valoir mardi ses compétences économiques.Avant de se rendre à sa première réunion de caucus à titre de chef, M. Péladeau a souligné les pertes d'emplois annoncées au cours des derniers mois, dont la semaine dernière chez Bombardier Aéronautique.Quelques instants après avoir refusé de dire s'il a été consulté relativement à une transaction impliquant Québecor, le conglomérat qu'il contrôle, M. Péladeau a insisté sur le fait qu'il a plus d'expérience économique que M. Couillard.«Je ne crois pas que ce soit irréel que de considérer que nous allons travailler pour le développement économique, a-t-il dit. Je me suis engagé aussi et surtout en politique pour que les Québécois s'enrichissent. Malheureusement, si on considère que cette perspective est irréelle, j'ai de sérieuses questions à me poser sur l'appréciation que peut en avoir le premier ministre.»Plus tôt, M. Couillard a déclaré que la souveraineté proposée par M. Péladeau est une solution imaginaire à un problème qui n'existe pas.M. Couillard a affirmé que le programme de M. Péladeau, élu vendredi chef du Parti québécois, n'a rien à voir avec la réalité.Selon M. Couillard, avec son discours, le nouveau chef péquiste a précisé l'enjeu de la prochaine élection, en 2018, qui portera sur la séparation du Québec.M. Péladeau endossera pour la première fois ses habits de chef de l'opposition officielle, mardi, à l'Assemblée nationale, où sa première question à M. Couillard est très attendue.Quelques heures avant ce premier échange, M. Couillard a répliqué au discours d'élection de M. Péladeau qui, vendredi, a affirmé avoir reçu des militants le mandat de faire l'indépendance du Québec.Alors qu'il participait à une annonce d'investissement dans la région de Québec, le premier ministre a dit que les Québécois sont préoccupés par leur qualité de vie, la croissance économique, la saine gestion des finances publiques et l'emploi.«Vous avez ce matin l'illustration du monde parallèle dans lequel il évolue, a-t-il dit. Il évolue dans un scénario qui vise à créer une solution imaginaire à un problème imaginaire. Les Québécois vivent bien, les Québécois sont heureux comme membres, bien sûr, à plein droit de la fédération canadienne, mais Québécois fiers et forts avant tout.»Au sujet de la vente du réseau de librairies Archambault par Québecor, M. Péladeau est demeuré évasif, mardi, en invitant les journalistes qui l'interrogeaient à s'adresser au conglomérat dont il est actionnaire de contrôle pour savoir s'il avait été informé de la transaction.«Je n'ai pas à donner de feu vert, je ne fais pas partie de la direction de Québecor», a-t-il dit.Le président du conseil d'administration de Québecor, Brian Mulroney, a affirmé récemment que la direction de l'entreprise consultait encore M. Péladeau «de temps à autre».Vendredi, après son élection, M. Péladeau avait expliqué qu'il faudra attendre des autorisations d'organismes fédéraux pour constituer la fiducie dans laquelle il veut placer ses actifs.Mardi, M. Péladeau a affirmé qu'il n'était pas responsable des délais qui pourraient survenir d'ici à ce que le CRTC et Industrie Canada autorisent les changements qu'il demande pour ses permis de télécommunications, de télédistribution et de télédiffusion.«Je ne suis pas responsable des délais qui pourraient être encourus par les autorités fédérales», a-t-il dit.Alors que les libéraux estiment que M. Péladeau ne peut faire de la politique tout en gardant le contrôle de Québecor, M. Couillard est revenu à la charge, mardi, en parlant de l'entreprise propriétaire du quotidien La Presse.«Qu'est-ce que vous diriez si j'étais ici actionnaire de contrôle de Gesca, a-t-il dit. Est-ce que vous trouveriez que c'est une situation qui est harmonieuse pour la démocratie? Je pense qu'on ne peut pas ne pas discuter de ça.»

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