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19/05/2015 09:35 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

Pierre Karl Péladeau dit avoir appris ce matin qu'Archambault était vendu à Renaud-Bray

Le passé rattrape Pierre Karl Péladeau qui entame aujourd'hui sa carrière de chef de l'opposition à l'Assemblée nationale. « J'ai appris il y a quelques minutes que cette transaction-là avait été annoncée », a déclaré ce matin l'ex-PDG de Québécor à propos de la vente d'Archambault à Renaud-Bray.

La question des avoirs de Pierre Karl Péladeau fait la manchette depuis qu'il s'est lancé en politique. Même s'il n'est plus PDG de Québecor, il en est toujours actionnaire de contrôle. Et il n'a pas l'intention de vendre ses actions.

Le gouvernement de Philippe Couillard a dénoncé cette situation tout comme certains de ses rivaux à la course à la direction du Parti québécois.

Il n'en fallait pas plus pour que les journalistes bombardent M. Péladeau de questions au sujet de la vente d'Archambault - propriété de Québecor - avant même qu'il participe à sa première période de questions en tant que chef du Parti québécois.

Le nouveau chef du PQ n'a pas dissipé tous les doutes quant au rôle qu'il aurait pu jouer dans la transaction. Il dit par contre qu'il n'a pas eu à donner de « feu vert ».

Des dossiers en suspens

« Moi, j'ai quitté mes fonctions lorsque je me suis présenté comme candidat dans Saint-Jérôme, a expliqué Pierre Karl Péladeau. Certainement qu'il y avait des dossiers qui étaient en suspens au moment de mon départ, mais d'aucune façon j'ai eu à négocier quoi que ce soit. L'équipe de direction était présente. »

En ce qui a trait aux dossiers en suspens au moment de son départ comme PDG, Pierre Karl Péladeau se refuse à dire si celui lié à la vente d'Archambault en était un. « Ce n'est pas à moi à faire les commentaires, mais aux dirigeants de l'entreprise », dit-il. 

Rappelons que Québecor a annoncé mardi la vente des activités du Groupe Archambault à Renaud-Bray. Cette transaction comprend les 14 magasins Archambault, le portail archambault.ca, ainsi que la librairie de langue anglaise Paragraphe. Cette transaction est assujettie à l'approbation du Bureau de la concurrence.

Une fiducie sans droit de regard

Pierre Karl Péladeau s'est fait remémorer par les journalistes que Brian Mulroney a dit qu'il avait exercé « un processus de consultation de temps à autre » dans les affaires de Québecor.

En réponse à ce commentaire, il a répété qu'il allait mettre ses actions dans une fiducie sans droit de regard. Des délais sont toutefois à craindre, car des autorisations doivent être données par les autorités fédérales, a-t-il expliqué.