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19/05/2015 15:31 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

MISE À JOUR - Deux tours « signatures » pourraient revitaliser le centre-ville de Gatineau

L'entrepreneur gatinois Brigil a dévoilé, cet après-midi, les maquettes de son projet résidentiel d'envergure, qui serait situé en face du Musée canadien de l'histoire. La proposition était attendue depuis plus de deux ans.

Deux tours résidentielles de 35 et de 55 étages seraient ainsi construites devant le musée, soit au 61 et au 77, rue Laurier. Elles comprendraient chacune un niveau commercial, un hôtel, des espaces résidentiels et un spa ou un restaurant.

La proposition prévoit également une esplanade publique et des liens piétonniers, notamment vers la place de l'hôtel de ville.

Ce projet, dont le coût dépasserait les 400 millions de dollars, a été présenté à la Ville de Gatineau. Il serait totalement financé par le privé.

Avec ce projet, Brigil souhaite répondre à la vision d'aménagement de la Ville de Gatineau, en revitalisant ce secteur avec des « projets signatures présentant une architecture d'avant-garde permettant de marier patrimoine et modernité ».

Le président de Brigil, Gilles Desjardins, souhaite que les résidents s'informent sur le projet et partagent sa vision.

« C'est depuis toujours qu'on attend des projets de cette qualité à Gatineau qui vont faire grandir, qui vont faire aussi une excellente image pour notre région. C'est comme à Paris. Demain matin, n'enlever pas la tour Eiffel de Paris, les gens sont fiers de leur tour Eiffel. Nous, on estime que ça devrait arriver avec ces édifices là », fait-il valoir.

Ces tours contribueraient par ailleurs à revitaliser le centre-ville, en misant sur une forte densité de population. La Ville de Gatineau s'est donnée comme objectif d'attirer 10 000 nouveaux résidants entre 2005 et 2020.

Les élus divisés

La conseillère du quartier et le maire de Gatineau voient le projet différemment.

La conseillère Denise Laferrière se dit favorable à l'installation des deux tours même si elle estime qu'il faut évaluer les avantages et inconvénients du projet. « On est la quatrième ville en importance au Québec. Il faut commencer à le montrer, il ne faut pas penser en termes de : ``bon, je suis petit, je suis bien là.`` Il faut avoir les moyens de nos ambitions », plaide-t-elle.

Pour sa part, le maire Maxime Pedneaud-Jobin se montre prudent. Il soutient qu'il s'agit d'un projet d'envergure qui mérite qu'on prenne du temps pour l'analyser. « C'est un projet qui va changer la face de Gatineau pour 75 ans, un siècle, c'est pour l'avenir, c'est pas rien. Moi, avant de m'emballer, je pense que c'est plus sage de regarder le projet lui-même, de voir sa dernière version, d'avoir l'avis des services municipaux », souligne-t-il.

Répondre aux préoccupations des résidents

Par ailleurs, Brigil a procédé à une étude d'ensoleillement, afin de répondre à certaines préoccupations formulées par des résidents. Certains craignent en effet que les hautes tours cachent le soleil de façon importante pour les environs.

Selon les modélisations 3D présentées, les ombres projetées par les tours sont assez importantes lors du solstice d'hiver (décembre), mais plutôt fines à l'équinoxe du printemps (mars) et au solstice d'été (juin).