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18/05/2015 23:55 EDT | Actualisé 18/05/2016 01:12 EDT

Les cours du pétrole mitigés en Asie

Les cours du pétrole étaient mitigés mardi en Asie dans de modestes volumes d'échange, tiraillés entre l'abondance de brut sur le marché et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin gagnait six cents, à 59,49 dollars tandis que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet perdait 14 cents, à 66,13 dollars.

La situation tendue dans plusieurs pays du Moyen-Orient, grande région productrice d'or noir, constitue un motif de préoccupation régulier mais relatif pour le marché, les risques de perturbation de la production et des exportations n'étant pas pour le moment de nature à compenser l'abondance structurelle de l'offre.

En Irak, les forces gouvernementales et des milices chiites se préparaient mardi à une contre-offensive pour reprendre Ramadi, ville irakienne conquise par le groupe Etat islamique (EI).

La bataille de Ramadi a fait en trois jours au moins 500 morts --civils et soldats-- selon des responsables, et environ 24.000 personnes ont fui la cité d'après l'Organisation internationale des migrations (OIM).

Au Yémen, la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite a repris ses bombardements sur les rebelles chiites Houthis, accusés d'avoir profité d'une trêve pour se renforcer.

Le cessez-le-feu avait été mis en oeuvre la semaine dernière par l'Arabie saoudite, à la tête de la coalition qui mène des raids depuis le 26 mars en soutien aux partisans du président en exil Abd Rabbo Mansour Hadi.

Le marché est "habitué" aux soubresauts politiques et militaires dans la région et les opérateurs restent avant tout préoccupés par le déséquilibre entre offre abondante et demande atone, rappelait Bernard Aw, analyste chez IG Markets.

Le marché, sur lequel les prix ont chuté de moitié entre juin et janvier, reste de fait sous la pression d'une offre élevée, à la fois de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui se refuse à baisser sa production, et des Etats-Unis, où les réserves de brut commencent à peine à diminuer après avoir régulièrement battu des records depuis près de 85 ans.

La tendance s'accentue avec les dernières statistiques de la Joint Organization Data Initiative (Jodi), une base de données lancée dans les années 1990 par plusieurs organismes, dont l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et l'Opep.

Selon ces chiffres, Ryad a exporté 7,9 millions de barils par jour en mars, une hausse de 548.000 barils par rapport à février et un record sur un mois depuis novembre 2005, et produit 10,29 millions de barils par jour contre 9,64 millions.

L'Irak, deuxième plus gros producteur de l'Opep paèrs l'Arabie saoudite, a exporté 2,98 millions de barils par jour en mars, un plus haut depuis janvier 2007.

Lundi, le baril de "light sweet crude" (WTI) avait terminé en retrait de 26 cents à 59,43 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le Brent avait terminé la séance à 66,27 dollars, en baisse de 54 cents par rapport à la clôture de vendredi.

bur-gab/mf