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19/05/2015 17:12 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

Le projet de ferme porcine se transporte au conseil municipal de Caraquet

Le conseil municipal de Caraquet, au Nouveau-Brunswick, a finalement entendu la présentation du projet de ferme porcine du jeune entrepreneur Guillaume Légère.

M. Légère, qui étudie en gestion d'entreprise agricole au Cégep de La Pocatière, souhaite se lancer en affaires en proposant la construction d'une ferme porcine.

À peine avait-il lancé l'idée que plusieurs résidents se sont plaints du projet, allant même à signer une pétition pour bloquer le tout.

La réunion du Conseil municipal de Caraquet s'est déroulée dans le calme,lundi soir, alors que plus d'une soixantaine de personnes ont assisté à l'assemblée. La plupart se sont rendus sur place pour signifier leur opposition au projet. Aucune décision n'a été rendue par le conseil municipal. La commission de services régionaux de la Péninsule acadienne doit trancher sur une demande de dérogation dans ce projet. On ignore encore quand la commission entendra la demande.

Le maire Kevin Haché a admis que la Ville a été prise par surprise dans ce dossier.

Il n'a pas caché son mécontentement envers la Commission des services régionaux de la Péninsule acadienne, qui a envoyé une note d'information sur le projet à plusieurs voisins, sans en aviser la ville.

M. Haché craignait que ce débat - qu'il a qualifié d'émotif - ne cause des débordements.

Le jeune Guillaume Légère a montré ses connaissances et sa passion dans l'élevage de porcs devant le conseil municipal et une salle comble.

Mais il n'a pas convaincu les nombreux voisins qui se sont présentés à l'édifice municipal. Ils craignent entre autres les mauvaises odeurs et la dépréciation de leurs propriétés.

La question de la rentabilité d'une ferme d'élevage de 250 porcs a aussi été soulevée par une opposante au projet et par la conseillère municipale Louise Blanchard.

Qu'arrivera-t-il, a-t-elle demandé, s'il doit y avoir mille porcs pour rendre l'entreprise rentable?

Le maire avait d'entrée de jeu lancé un avertissement aux citoyens qui se montreraient trop émotifs dans ce débat. S'ils manquaient de respect, ils seraient invités à quitter la salle. Mais la discussion est restée civilisée.

Avec les informations de René Landry.