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19/05/2015 14:45 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

Le pétrole finit en forte baisse à New York, le pessimisme demeure sur l'offre

Les cours du pétrole ont fortement baissé mardi à New York, face à un retour du scepticisme sur un déclin prochain de l'offre, aux Etats-Unis comme au Moyen-Orient, et dans une instabilité accrue par des considérations techniques.

Le prix du baril de référence (WTI) pour livraison en juin, dont c'était le dernier jour comme contrat de référence, a perdu 2,25 dollars à 57,99 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours, qui ont nettement rebondi en deux mois après avoir atteint leur plus faible niveau depuis six ans à la mi-mars, n'étaient plus retombés si bas depuis début mai.

"Les cours du brut ont monté trop vite et trop haut", a jugé Kyle Cooper, de IAF Advisors. "En particulier, l'équilibre de l'offre et de la demande ne s'est pas tant amélioré que cela aux Etats-Unis".

Sur ce plan, les investisseurs semblent pris de pessimisme à la veille de la publication hebdomadaire par le gouvernement américain de l'état des réserves de pétrole aux Etats-Unis, prévue à 14H30 GMT mercredi.

"Cela fait deux semaines que les réserves américaines de brut déclinent", mais elles restent à un niveau élevé, "et la production, qui est peut-être l'élément le plus important, reste nettement au-dessus de 9,3 millions de barils" par jour, a prévenu Gene McGillian, de Tradition Energy.

Le marché digèrera auparavant les estimations sur le sujet de l'association professionnelle American Petroleum Institute (API), prévues mardi après la clôture.

Pour l'heure, les investisseurs n'ont pas trouvé de soutien du côté du Moyen-Orient, au lendemain de l'annonce que les exportations de l'Arabie saoudite, chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), avaient atteint leur plus haut niveau depuis 2005 en mars, et que celles de l'Irak, également membre du cartel, avaient fortement monté le même mois.

En-dehors de la problématique de l'offre et de la demande, "le renforcement du dollar a mis les cours sous pression", a jugé M. Cooper.

Comme les échanges pétroliers sont libellés en monnaie américaine, la force du dollar, qui profite d'un affaiblissement de l'euro à la suite d'annonces sur la politique de la Banque centrale européenne (BCE), les rend moins attrayants pour les investisseurs.

Dernier élément susceptible d'avoir accéléré les fluctuations des cours, "le contrat pour juin sur le WTI pourrait (avoir été) l'objet d'une instabilité accrue (...) en vue de son expiration cet après-midi", a noté Tim Evans, de Citi.

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