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19/05/2015 08:25 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

La CSQ critique les coupes dans les services en éducation

La suppression de postes de professionnels en éducation inquiète les professionnels de l'éducation syndiqués à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Sur l'ensemble du Québec, la présidente de la Fédération des professionnels de l'éducation, Johanne Pomerleau, calcule que 250 postes seront supprimés à travers les 69 commissions scolaires où la CSQ a des membres.

Ces réductions d'effectifs font suite à l'annonce du budget provincial du 26 mars, qui prévoit des compressions de 350 millions de dollars imposées pour l'année 2015-2016 dans le réseau de l'éducation. Les commissions scolaires prévoyaient plutôt des réductions de 200 millions de dollars avant l'annonce du budget.

Selon Mme Pomerleau, les services directs aux élèves, qui sont déjà insuffisants pour répondre à la demande, seront touchés. « Cela signifie 8715 heures de services en moins pour les élèves ».

La CSQ s'allie à la Fédération des comités de parents du Québec pour demander l'intervention des ministres des Finances et de l'Éducation afin d'empêcher que les compressions budgétaires ne réduisent ces services.

Les postes supprimés sont notamment ceux de psychologues, bibliothécaires, orthophonistes et conseillers en orientation.

Un plus grand nombre d'employés seront touchés par les mesures puisqu'il s'agit de 250 équivalents de postes à temps complet.

Toutes les régions ne sont pas également touchées, puisque toutes les commissions scolaires n'ont pas fait les mêmes choix de compressions.

Pour l'instant, même si d'autres coupes sont encore à venir, celles annoncées varient entre 1 et 15 %, le Bas-Saint-Laurent et la Haute-Côte-Nord étant les plus touchés. Les commissions scolaires de Rivière-du-Loup sont les seules qui n'ont pas annoncé de suppression de postes de professionnels.

À la CSDM

Plus de 68 postes de professionnels seront supprimés à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), dont 40 conseillers pédagogiques.

Selon le président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l'éducation de Montréal (SPPMEM), Michel Mayrand, les compressions font qu'il n'y aura plus qu'un psychologue pour 2200 élèves à la CSDM.

M. Mayrand croit que les élèves en difficulté seront les premiers touchés par ces compressions. « Le personnel professionnel aura à faire des choix déchirants quand il ne pourra s'occuper que des cas les plus urgents et devra laisser nombre d'élèves en difficulté sans services »,