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19/05/2015 09:42 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

L'OIE appelle à renforcer les mesures contre la grippe aviaire

L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a appelé mardi l'ensemble des pays à renforcer les mesures de biosécurité pour enrayer la propagation récente de la grippe aviaire.

L'OIE est manifestement inquiète de la rapidité avec laquelle plusieurs foyers de différentes souches de grippe aviaire ont surgi ces derniers mois, de l'Asie à l'Afrique de l'Ouest et l'Amérique, "entraînant la mort, naturelle et du fait des abattages sanitaires, de plusieurs dizaines de millions de volailles" indique-t-elle dans un communiqué.

Le virus se transmet principalement par la migration des oiseaux sauvages, "réservoirs et vecteurs", mais également par les échanges commerciaux, rappelle-t-elle en demandant aux 180 pays membres de l'organisation d'appliquer les "mesures de biosécurité préconisées par l'OIE au niveau des élevages et des échanges commerciaux, de la surveillance et de la détection précoce des maladies".

Après l'épidémie de H5N1 apparue début 2004 qui avait fait craindre une mutation du virus chez l'homme et provoqué plusieurs centaines de cas humains, les foyers avaient semblé circonscrits, écrit l'organisation.

Mais une nouvelle souche apparue début 2013 en Chine, la H7N9, "a présenté de nouvelles caractéristiques surprenantes": faiblement pathogène (entraînant peu de mortalité) elle s'est cependant avérée "capable d'infecter l'homme, entraînant plus de 100 cas en quelques mois".

Malgré des mesures provisoires comme la fermeture des marchés en plein air, une nouvelle souche aviaire "hautement pathogène" celle-là, la H5N8, a été détectée en 2014 en Chine mais aussi en Corée puis rapidement au Japon.

"La souche s'est ensuite propagée, probablement par le biais de la migration des oiseaux sauvages, vers l'Inde, l'Europe, le Canada et aujourd'hui les Etats-Unis". Ce pays fait de plus également face à une épidémie de grippe aviaire H5N2, responsable en quelques mois de la mort de plus de 30 millions de volailles sur le territoire américain.

"Aucun cas chez l'homme lié à ces deux dernières souches n'a à ce jour été signalé" note l'OIE.

Simultanément, de "nombreux foyers de H5N1" qui lui, peut contaminer les humains, ont également été détectés "ces derniers mois dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest". Le H5N1 continue à affecter l'Egypte de manière endémique et de nouveaux cas sont apparus au Moyen-Orient, en Israël et Palestine.

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