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19/05/2015 12:03 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

L'Arabie recrute des bourreaux pour faire face au nombre croissant d'exécutions

L'Arabie saoudite cherche à recruter huit bourreaux chargés d'exécuter, par décapitation, les condamnés à mort dans le royaume, où 85 personnes ont déjà subi ce sort cette année.

Une offre d'emploi mise en ligne mardi sur le site du ministère du Service public stipule qu'aucune qualification particulière ni expérience ne sont requises pour les postes à pourvoir, qui consistent à "exécuter les condamnés à mort".

Les futurs fonctionnaires seront aussi appelés à pratiquer "des amputations" sur des personnes condamnées pour vol.

L'annonce de ce recrutement coïncide avec une augmentation du nombre des exécutions dans le royaume, où viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en vertu d'une version rigoriste de la charia.

La décapitation mardi d'un Saoudien condamné à mort pour rapt et viol de mineures a porté à 85 le nombre d'exécutions depuis le début de l'année dans le royaume alors qu'il y en avait eu 87 pour toute l'année dernière.

Assem al-Sahli a été exécuté après avoir été reconnu coupable d'avoir enlevé et violé sous la menace d'une arme blanche sept fillettes, a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié par l'agence officielle Spa.

Amnesty International s'est inquiétée en mars du nombre important de décapitations pour trafic de drogue en Arabie, notant qu'elles représentaient plus de la moitié des exécutions depuis le début de l'année.

En septembre 2014, un expert indépendant travaillant pour l'ONU avait exprimé son inquiétude concernant le déroulement des procédures judiciaires et appelé à un moratoire sur les exécutions en Arabie.

Dans le rapport 2014 d'Amnesty international, le royaume saoudien figurait parmi les cinq pays qui exécutent le plus de personnes.

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