NOUVELLES
19/05/2015 11:33 EDT | Actualisé 19/05/2016 05:12 EDT

Procès Patrick Brazeau: la plaignante aurait présenté des excuses

CP

Le procès du sénateur déchu Patrick Brazeau a repris mardi au palais de justice de Gatineau avec le témoignage de son ancienne adjointe au Sénat.

Lorraine Rochon a raconté s'être présentée au domicile de M. Brazeau en février 2012, soit environ un an avant les événements qui sont au coeur du procès.

Elle a dit avoir été appelée vers 23 h par le sénateur suspendu, qui lui aurait demandé de se présenter pour intervenir dans ce qu'elle a décrit comme "une chicane" lors de son témoignage.

C'est à l'issue d'une discussion qui a duré environ deux heures que la victime présumée aurait présenté ses excuses pour avoir frappé M. Brazeau, qu'elle aurait ensuite enlacé, a relaté Mme Rochon.

Patrick Brazeau est accusé d'agression sexuelle et de voies de fait relativement à des événements qui seraient survenus à Gatineau en février 2013.

Depuis le début du contre-interrogatoire de la victime présumée, dont l'identité est protégée par une ordonnance de non-publication, l'avocat du sénateur suspendu sous-entend que c'est elle qui a initié l'affrontement physique.

La semaine dernière, Me Gérard Larocque avait soutenu que la femme avait frappé M. Brazeau un an avant les événements ayant mené à son arrestation, et c'est la raison pour laquelle il a appelé Lorraine Rochon à la barre des témoins.

Le sénateur suspendu doit éventuellement témoigner pour sa défense, mais cela ne se produira vraisemblablement pas cette semaine.

À l'issue de ce procès, Patrick Brazeau n'en aura pas fini avec la justice: un autre procès doit s'amorcer le 29 mars 2016 pour des accusations de fraude et d'abus de confiance, relativement à ses dépenses à la Chambre haute. Il a déjà plaidé non coupable à ces accusations.

Dans une autre affaire remontant à avril 2014, il est accusé de voies de fait sur une femme et un homme, de possession de stupéfiants, de menaces de mort et de bris de conditions de probation. Il a aussi plaidé non coupable à l'ensemble de ces accusations.