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19/05/2015 19:23 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

Irak: Obama veut former davantage les tribus locales pour reprendre Ramadi

Barack Obama, qui a réuni mardi son Conseil de sécurité nationale (NSC) pour faire le point sur la situation en Irak, examine la possibilité d'accélérer la formation et l'équipement des tribus locales dans l'espoir de reprendre Ramadi, tombée aux mains des jihadistes.

"Nous étudions comment soutenir le mieux possible les forces au sol à Anbar, en particulier en accélérant la formation et l'équipement des tribus locales et en soutenant l'opération menée par l'Irak pour reprendre Ramadi", a expliqué à l'AFP Alistair Baskey, porte-parole du NSC.

La perte de Ramadi, située à une centaine de kilomètres seulement de Bagdad, représente le plus sérieux revers pour le gouvernement irakien depuis l'offensive ayant permis au groupe Etat islamique (EI) de conquérir de vastes territoires en juin 2014.

La Maison Blanche a décrit la perte de la ville comme un "revers", mais a nié que la guerre contre l'EI soit en train d'être perdue.

Mardi, Barack Obama a tenu une réunion avec le secrétaire d'Etat John Kerry, le secrétaire à la Défense Ashton Carter, ainsi qu'avec la conseillère à la Sécurité nationale Susan Rice, le directeur de la CIA John Brennan et d'autres hauts responsables afin de faire le point sur la stratégie américaine dans le conflit contre le groupe EI.

"Il n'y a pas de changement formel de stratégie", a repris Alistair Baskey, précisant qu'il s'agissait plutôt d'ajuster le calendrier, plutôt que de remettre en question l'assistance aux tribus sunnites.

Barack Obama s'est toujours refusé à envoyer sur le terrain des soldats en mission de combat, préférant apporter un soutien à l'armée irakienne et frapper l'organisation EI par le biais de raids aériens.

Le Pentagone a toujours minimisé l'importance militaire de Ramadi, le chef-lieu de la province sunnite d'Al-Anbar, qui était disputé depuis 18 mois par les jihadistes et les forces gouvernementales irakiennes.

Les responsables du Pentagone avaient estimé lundi que la ville serait probablement reprise aux jihadistes dans les semaines à venir.

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