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19/05/2015 09:29 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

GB: un infirmier condamné à la prison à vie pour avoir empoisonné une vingtaine de patients

Un infirmier britannique a été condamné mardi par un tribunal de Manchester à la prison à perpétuité pour avoir empoisonné ou tenté d'empoisonner à l'insuline une vingtaine de patients dont deux sont décédés.

Victorino Chua, âgé de 49 ans et père de deux enfants, a délibérément injecté de l'insuline dans des poches à perfusion et des ampoules d'autres substances entre juin et juillet 2011, lorsqu'il travaillait au Stepping Hill Hospital de Stockport, dans la grande banlieue de Manchester.

Ces préparations délictueuses ont été utilisées par d'autres infirmières et ont provoqué des surdoses en insuline.

Présenté par les enquêteurs comme un "psychopathe narcissique" qui n'a exprimé aucun remord, il a été reconnu coupable lundi, à l'issue de trois mois de procès, des meurtres de Tracey Arden, 44 ans et de Derek Weaver, 83 ans, ainsi que d'avoir causé de graves séquelles au cerveau de Grant Misell, 41 ans.

Il a également été reconnu coupable de 22 tentatives en vue de causer des lésions corporelles graves à des patients de l'hôpital ainsi que de sept tentatives d'empoisonnement et d'un empoisonnement, a détaillé le parquet britannique.

"Il a commis un crime horrible et doit maintenant en payer le prix", a déclaré le juge Peter Openshaw en prononçant la peine de l'infirmier d'origine philippine, qui avait été arrêté en janvier 2012.

A l'énoncé de la condamnation, il n'a montré aucune émotion. L'infirmier devra servir une peine incompressible d'au moins 35 ans avant d'espérer une éventuelle remise de peine.

Dans une lettre retrouvée à son domicile, Victorino Chua s'était présenté comme "un ange qui s'était transformé en personne diabolique", avant d'affirmer: "il y a un diable en moi".

Mardi, le juge avait précisé qu'il n'avait pas administré lui-même la majorité des poches contaminées.

"En laissant des poches à perfusion d'eau saline contaminées par de l'insuline, il ne savait pas quelle infirmière allait involontairement s'en servir et encore moins sur quels patients elles allaient être posées. C'est comme si il avait laissé le destin décider qui seraient les victimes", a déclaré le juge.

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