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19/05/2015 12:31 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

Football palestinien: Netanyahu rencontre Blatter, envisage des "mesures" d'aide

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit mardi envisager "un certain nombre de mesures" pour aider le football palestinien avant une rencontre à Jérusalem avec le président de la Fifa Joseph Blatter.

"Nous allons discuter avec vous d'un certain nombre de mesures qui selon nous pourraient améliorer la situation (du football palestinien)", a déclaré M. Netanyahu, sans donner davantage de détails.

Il a aussi critiqué la "politisation" du football, conséquence selon lui de la tentative des Palestiniens d'exclure Israël de la Fifa.

"Ce qui peut détruire la Fifa, c'est sa politisation. Vous la politisez une fois avec Israël, et ensuite vous la politisez pour tout le monde, et cela pourrait causer la détérioration d'une institution remarquable", a ajouté le chef du gouvernement israélien.

Plus tôt dans la journée de mardi, le patron du football israélien Rotem Kamer avait qualifié de "cynique" la démarche des Palestiniens.

"L'exigence des Palestiniens n'a rien à voir avec le sport. Nous voyons dans cette affaire un mélange évident entre la politique et le football, quelque choses qui n'a pas sa place dans un congrès de la Fifa", a affirmé le secrétaire général de la Fédération israélienne de football (IFA).

Le président de la Fifa Joseph Blatter doit s'entretenir mercredi avec le président palestinien Mahmoud Abbas pour tenter de trouver un compromis entre les deux parties.

M. Blatter a indiqué que ce dossier constituait "son défi N.1" d'ici au congrès de la Fifa le 29 mai au cours duquel il va demander à être réélu.

- "Dangereux précédent" -

La Palestine, qui est membre de la Fifa depuis 1998, souhaite que l'instance exclue Israël des compétitions internationales pour sanctionner les restrictions de déplacement imposées par les autorités israéliennes aux joueurs palestiniens.

Ils dénoncent également la participation de cinq clubs de colonies israéliennes situées en Cisjordanie occupée dans plusieurs championnats israéliens.

Mais, pour Rotem Kamer, l'IFA "a aidé autant que possible la Fédération de Palestine de Football".

"Les règlements concernant les déplacements des joueurs palestiniens ne sont pas de notre ressort", a-t-il ajouté. Selon lui, seul un petit nombre de footballeurs palestiniens se sont vu interdire l'accès à Israël.

Les Palestiniens ont également justifié leur demande en dénonçant le "racisme" anti-arabe de certains clubs israéliens.

Rotem Kamer a admis l'existence de ce problème, mais en soulignant qu'il n'était pas spécifique à Israël. Il a rappelé que des mesures disciplinaires "très dures" ont été prises contre le Beitar Jérusalem, connu pour les débordements de ses supporters ultra-nationalistes.

"Notre équipe nationales associe juifs et arabes, de même que les clubs", a-t-il affirmé.

Le chef de la fédération palestinienne de football Jibril Rajoub a rejeté les accusations de politisation, soulignant que la volonté d'exclure Israël "n'était en rien lié à la politique".

"La suspension d'Israël n'est pas notre but, notre but est d'aider les athlètes palestiniens à se déplacer", a-t-il déclaré à des journalistes à Ramallah.

M. Blatter avait auparavant affirmé qu'un vote favorable à la motion palestinienne constituerait un "dangereux précédent" qui pourrait amener la Fifa à être impliquée dans d'autres conflits politiques et diplomatiques.

Mais il a également affirmé qu'Israël se devait de "concéder quelque choses" en échange du rejet de la motion palestinienne.

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