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19/05/2015 17:31 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

Fermeture de deux semaines dans trois usines de Tembec en Abitibi

MONTRÉAL - Les activités de trois usines de la société Tembec en Abitibi-Témiscamingue seront interrompues pendant deux semaines à compter de lundi prochain, une mesure qui touchera 360 travailleurs.Les trois usines en question sont celles de Senneterre, de La Sarre et de Béarn, près d'Amos.L'entreprise a évoqué les coûts trop élevés d'approvisionnement en bois dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue, une situation qu'elle juge être une conséquence de la mise en place du nouveau régime forestier au Québec depuis avril 2013.Selon Tembec, la hausse de ces coûts a un impact sur la compétitivité de ses scieries dans le contexte de la faiblesse persistante du prix du marché du bois d'oeuvre en Amérique du Nord.«Tembec a déjà manifesté son inquiétude, à maintes reprises, auprès du gouvernement du Québec au sujet des coûts d'approvisionnement en bois à ses usines de l'Abitibi-Témiscamingue», a déclaré dans un communiqué le président et chef de la direction de l'entreprise, James Lopez, avant de chiffrer la hausse de ces coûts à 20 pour cent.«Nous espérons que le premier ministre du Québec, monsieur Philippe Couillard, aura la détermination d'agir rapidement, tel qu'il l'a promis lors de son discours d'assermentation du Conseil des ministres le 23 avril 2014», a-t-il ajouté.Tembec a prévenu que d'autres temps d'arrête pourraient être nécessaire si les conditions ne s'amélioraient pas.Déjà, le 4 mai, Tembec avait annoncé une réduction de ses activités de sciage à son usine de La Sarre, pour les mêmes raisons. Elle avait alors annoncé la fermeture de son troisième quart de travail à la scierie pour une durée de deux semaines, du 4 au 15 mai.Le dossier a été soulevé à l'Assemblée nationale, mardi, par le nouveau chef du Parti québécois et député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau. Il a demandé au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s'il reconnaissait l'urgence d'agir pour mieux protéger les sièges sociaux du Québec et les «fleurons» de l'économie québécoise.Le premier ministre Couillard s'est dit «préoccupé» par l'information. Il a ajouté que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs travaillait au dossier depuis plusieurs mois déjà et qu'il avait déjà accordé des quantités de bois supplémentaire à Tembec.Le ministère veille aussi à calculer les coûts d'approvisionnement de l'entreprise en Abitibi, dans le cadre d'un examen plus large du régime forestier québécois, a précisé M. Couillard.