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19/05/2015 03:36 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

Chine: des millions d'euros disparus sans laisser de trace sur des comptes bancaires (médias)

Une femme d'affaires chinoise qui avait déposé 1,55 million d'euros chez ICBC, la plus grande banque de Chine, a récemment découvert qu'il ne restait que quelques euros sur son compte, ont rapporté des médias officiels, faisant état d'une vaste escroquerie.

Des dizaines d'autres épargnants auprès de la même branche de la banque étatique Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) à Shijiazhuang (nord) ont connu les mêmes déboires, avec des sommes dérobées totalisant "plusieurs dizaines de millions de yuans", soit l'équivalent de plusieurs millions d'euros, selon les médias chinois, qui n'ont pas précisé si la banque indemniserait les victimes.

Un responsable de la branche avait persuadé Mme Wang de déposer 10,8 millions de yuans sur un plan d'épargne d'un an offrant des taux d'intérêt trois fois plus rémunérateurs que la moyenne, selon l'agence Nouvelles de Chine.

Mais l'infortunée cliente a constaté début mai qu'il n'en restait plus que la maigrelette somme de 124 yuans (17,80 euros). Mme Wang n'avait jamais reçu la bonne "manette génératrice de codes de sécurité" associée à son compte, et un tiers aurait utilisé celle-ci pour opérer frauduleusement des transferts de fonds.

ICBC a par ailleurs assuré que ce plan d'épargne aux taux inhabituellement élevés était légal --les taux d'intérêt restent étroitement contrôlés par le régime chinois.

L'affaire suscite intérêt et émoi chez les internautes, dans un pays où les fraudes financières sont monnaie courante et où les épargnants se voient souvent floués et sans recours... quand ils ne sont pas eux-mêmes poursuivis.

L'homme d'affaires Zhang Jing avait ainsi porté plainte contre l'Agricultural Bank of China à Chongqing (sud-ouest), accusant un employé d'avoir transféré sans son autorisation plus de 1,2 million de yuans hors de son compte.

Mais M. Zhang lui-même avait été arrêté et inculpé de fraude en 2007, puis avait été hâtivement condamné à quatre ans de prison, avant qu'un appel auprès de la Cour suprême ne le blanchisse l'an dernier, avait rapporté en janvier le journal Changjiang Shangbao.

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