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19/05/2015 17:20 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

Chili : réouverture d'une enquête sur la mort de l'ex-président Frei

La justice chilienne a rouvert mardi une enquête sur la mort de l'ancien président Eduardo Frei, figure de proue de l'opposition au général Augusto Pinochet et qui aurait été empoisonné par des agents de la dictature en 1982.

Cette décision a été adoptée par la Cour d'appel de Santiago, cinq mois après que le juge en charge du dossier, Alejandro Madrid, a décidé la fermeture de l'enquête.

La réouverture de l'enquête a été motivée, selon la Cour, par la nécessité d'interroger de nouveaux témoins et l'introduction de nouveaux éléments.

Suite à son enquête, le juge Madrid a inculpé deux agents des services de renseignement (CNI), la police secrète de la dictature Pinochet (1973-1990), et quatre médecins qui ont traité l'ancien président (1964-2000) dans une clinique de Santiago où il est mort en 1982.

Selon cette enquête, le décès d'Eduardo Frei aurait été causé par l'injection de substances toxiques appliquée par des agents de la dictature, après une opération bénigne dans une clinique privée de Santiago.

Tous les accusés ont été laissés en liberté sous caution.

Eduardo Frei Montalva, père du président Eduardo Frei Ruiz Tagle (1994-2000), était membre de la Démocratie chrétienne et avait mis en oeuvre un programme important de réformes qui fut poursuivi par son successeur Salvador Allende.

Une enquête sur l'éventuel empoisonnement du poète et prix Nobel, Pablo Neruda, mort le 23 septembre 1973, 12 jours après le putsch du général Pinochet contre le président socialiste Salvador Allende, a été également ouverte mais des analyses poussées d'experts internationaux ont écarté la thèse du meurtre en 2013.

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