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19/05/2015 10:53 EDT | Actualisé 19/05/2016 01:12 EDT

Burundi: l'UE appelle à un report des élections

L'Union européenne estime qu'un report des élections prévues en mai et juin au Burundi est "indispensable" alors que les manifestations contre un troisième mandat pour le président sortant se poursuivent cinq jours après une tentative de coup d'État avortée.

L'UE "partage et soutient la conclusion du Sommet de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) selon laquelle les conditions propices pour l'organisation des élections ne sont pas réunies et qu'un report est indispensable, dans les limites constitutionnelles", ont indiqué les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles.

Deux scrutins sont prévus, pour des élections locales et législatives le 26 mai et des élections présidentielles le 26 juin.

L'UE a rappelé qu'elle "condamne la tentative de coup d'État au Burundi ainsi que tout acte de violence et de détournement de l'ordre constitutionnel, quels qu'en soient les auteurs" après un putsch avorté contre le président Pierre Nkurunziza il y a cinq jours.

"Elle appelle toutes les parties, le gouvernement, les services de sécurité, tous les groupes politiques y compris leurs mouvements de jeunes, à s'abstenir de toute action qui pourrait exacerber la tension" ainsi qu'"à tenir compte de l'intérêt supérieur du pays et à chercher des solutions respectueuses des accords d'Arusha, socle sur lequel la paix et la démocratie se sont construites".

"L'UE sollicite particulièrement les forces armées et de sécurité du Burundi de faire preuve de retenue, de maintenir leur neutralité et d'assurer la protection de la population civile. Elle appelle aussi à ce que les procédures judiciaires engagées contre les auteurs présumés du coup d'État respectent les droits de la défense et les règles de l'État de droit", indiquent les ministres.

Lors d'un meeting improvisé à Bujumbura, les leaders de l'opposition ont appelé les manifestants à continuer la mobilisation, alors que des dizaines, parfois même des centaines de jeunes ont encore manifesté mardi dans plusieurs quartiers périphériques de la capitale malgré les tirs de sommation de militaires.

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