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18/05/2015 13:46 EDT | Actualisé 18/05/2016 01:12 EDT

Yémen: la reprise des raids menace la tenue d'une conférence internationale (ONU)

La reprise des hostilités au Yémen après une pause humanitaire remet en question l'organisation d'une conférence internationale prévue par l'ONU pour tenter de régler le conflit, a indiqué lundi le porte-parole adjoint des Nations unies Farhan Haq.

Il a rappelé que le secrétaire général Ban Ki-moon avait l'intention de convoquer cette conférence "dans un avenir proche" et souhaitait que tous les protagonistes y participent "sans condition préalable".

Mais il a refusé d'avancer une date, expliquant "qu'une partie du problème est que les combats ont repris une nouvelle fois". "Nous souhaitons que les combats cessent de manière décisive, et alors nous pourrons nous mettre à organiser et à lancer les invitations à cette conférence", a-t-il ajouté. "Jusqu'à ce que cela soit le cas, ça reste un peu hypothétique".

Selon des diplomates, l'ONU pensait organiser cette conférence à Genève autour du 28 mai.

M. Ban "regrette qu'en dépit des appels répétés de l'ONU, la pause humanitaire de cinq jours au Yémen n'aie pas été prolongée quand elle a expiré hier" dimanche, a souligné le porte-parole.

M. Ban, a-t-il ajouté, "réitère son appel à toutes les parties pour qu'elles créent les conditions menant à un cessez-le-feu permanent".

La coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite a repris ses raids aériens, rejetant la responsabilité sur les rebelles chiites Houthis qui sont accusés d'avoir profité de la trêve pour se renforcer.

La fin du cessez-le-feu de cinq jours risque de compliquer encore la distribution de l'aide humanitaire qui a commencé à arriver ces derniers jours dans le pays, où la population manque de tout.

Dimanche, l'émissaire de l'ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed avait estimé que le cessez-le-feu n'avait pas permis d'acheminer suffisamment d'aide humanitaire dans les zones touchées par le conflit. Il avait alors exhorté, devant une conférence de partis politiques à Ryad en l'absence des Houthis, "toutes les parties à respecter cette trêve pour au moins cinq jours supplémentaires".

avz/elm