NOUVELLES
18/05/2015 10:02 EDT | Actualisé 18/05/2016 01:12 EDT

Wall Street hésite à l'ouverture, inquiète de la Grèce mais soutenue par des fusions

Wall Street était hésitante à l'ouverture lundi, partagée entre les inquiétudes face à l'absence de progrès dans les négociations entre la Grèce et ses créanciers et de grosses opérations de fusion-acquisition: le Dow Jones prenait 0,04% et le Nasdaq cédait 0,08%.

Vers 13H40 GMT, le Dow Jones Industrial Average prenait 6,70 points à 18.279,26 points, mais le Nasdaq, à dominante technologique, cédait 4,03 points à 5.044,33 points.

L'indice élargi S&P 500, considéré comme le plus représentatif par de nombreux investisseurs, restait presque stable, perdant 0,02%, soit 0,40 point, à 2.122,33 points, tout proche de son record de clôture, battu vendredi à 2.122,73 points.

Vendredi, la Bourse de New York avait terminé de façon hésitante une séance particulièrement peu animée, qui avait néanmoins permis à l'indice élargi S&P de finir à son plus haut niveau historique en prenant juste 0,08%. Le Dow Jones avait gagné 0,11% à 18.272,56 points, et le Nasdaq avait cédé 0,05% à 5.048,29 points.

"Le regain d'inquiétude sur la Grèce se manifeste dans les actions et obligations grecques, qui sont vendues aujourd'hui", commentait Patrick O'Hare, chez Briefing.com

Pour autant "les obligations d'Etat américaines, normalement valeurs refuges dans les périodes d'inquiétude, perdent du terrain ce matin", s'étonnait-il.

Le rendement des bons du Trésor à 30 ans montait à 2,993%, contre 2,935% vendredi soir, signe d'une demande en baisse. Celui des bons à 10 ans avançait à 2,198% contre 2,148% précédemment.

Parmi d'autres facteurs susceptibles de rendre les investisseurs moroses, M. O'Hare citait le déclin de 6,1% en un an des prix des logements en Chine en avril, et la révision à la baisse des prix du pétrole par Goldman Sachs pour la période 2016-20.

Les investisseurs cultivent également la prudence avant la publication mercredi des minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed), à la recherche d'indices sur le calendrier probable de la hausse des taux d'intérêt américains, selon Jasper Lawler de CMC Markets.

"Le S&P 500 est monté à de nouveaux records alors même que la croissance des bénéfices des entreprises s'annonce stable sur l'année et que l'économie ralentit, cela veut bien dire que c'est encore la politique monétaire qui dirige les marchés", a-t-il fait valoir.

Lundi matin, un des responsables de la Fed a affiché son souhait de continuer à soutenir l'économie avec des taux bas. "Je ne me sens pas assez en confiance pour commencer à relever les taux avant le début de l'année prochaine", a affirmé Charles Evans, membre votant du Comité monétaire de la Fed et président de l'antenne régionale de la Réserve fédérale (Fed) de Chicago.

Le marché trouvait toutefois un peu de soutien dans l'annonce d'opérations de fusions-acquisitions dans la pharmacie et l'habillement.

chr/jld/sha